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Rétro Politique: Ces événements au Sénégal qui ont marqué l’année 2017

politique, rétro 2017
Rétro Politique: Ces événements au Sénégal qui ont marqué l’année 2017

En sus de l’année électorale qu’elle fut, 2017 s’en va, laissant derrière elle un lot d’événements politiques qui marqueront à jamais les annales de l’histoire du Sénégal. Des chamboulements au sein des partis politiques, des départs inattendus, des déclarations fracassantes, des arrestations, des déceptions… Annus horribilis, 2017 le fut aussi, avec la perte de personnalités politiques qui ont beaucoup contribué à la démocratie du pays. A quelques jours de 2018, Senego vous replonge dans les temps forts d’une année riche en événements politiques.

La déroute de Bathily à la présidence de la Commission de l’UA

Ce fut un sacré coup porté à la diplomatie sénégalaise. Le président Macky Sall s’est démêlé pour que le professeur Abdoulaye Bathily soit élu à la tête de la commission de l’Union l’Africaine. Au finish, le candidat sénégalais, par ricochet de la Cedeao n’atteindra même pas le second tour. C’est Moussa Faki Mahamat qui succédera à la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. Une déroute amère pour les tenants du pouvoir. En conférence de presse, Mankeur Ndiaye, le ministre des Affaires étrangères d’alors révèle: « Il y a un pays africain qui a mené campagne contre Bathily, candidat du Sénégal, alors qu’il en avait pas, » regrette-t-il. Du coté de l’opposition sénégalaise, Déthié Fall du parti Rewmi affirme que c’est « la diplomatie sénégalaise qui a lamentablement échoué« . Quant au candidat malheureux, Abdoulaye Bathily, il fait savoir que cet échec n’effrite pas son engament pour l’Afrique. « Mon engagement panafricain reste complètement inébranlable, »  réagit-t-il.

 

L’Arrestation de Khalifa Sall: une interminable bataille politico-judiciaire 

Malgré une série de conférences de presse pour clamer son innocence et dénoncer une cabale politique, le maire de Dakar, Khalifa Sall sera inculpé mardi 7 mars et placé sous mandat de dépôt lui et cinq de ses collaborateurs. Le maire de Dakar est soupçonné de détournement de deniers publics et d’escroquerie portant sur les fonds alloués à la mairie estimés à 1,8 milliard. Les faits se seraient déroulés entre 2011 et 2015. Après 8 mois de détention et plusieurs rejets de demande de liberté provisoire, après la levée de son immunité parlementaire, les avocats du maire de Dakar déposent une caution qui sera rejetée. Quelques jours après, la date du 17 décembre est retenue pour le démarrage de son procès. Une audience qui sera renvoyée au 03 janvier 2018. Ce feuilleton politico-judiciaire a tenu en haleine le pays depuis le mois de mars. L’opposition sénégalaise a fait un bloc autour du détenu politique pour tenter de barrer la route à ce qu’elle appelle une « tentative de liquidation d’un adversaire politique« . 2018 sera assurément une année fatidique pour la carrière politique  du député-maire Khalifa Ababacar Sall.

Parti socialiste: Khalifa Sall et ses compagnons sur la sellette

Les incidents du 05 mars 2016 à la maison du parti ont inéluctablement divisé le parti de Senghor. Les proches du maire de Dakar sont accusés et incarcérés. Un casu belli qui creuse le différend et s’envenime en 2017. Pris entre le marteau de la justice et  l’enclume du Secrétariat exécutif national (Sen) du Parti socialiste, Khalifa Ababcar Sall a passé une année jalonnée d’épreuves. Cette instance décisionnelle du Ps s’est désolidarisée de son responsable, depuis l’agitation de l’affaire de la caisse d’avance. Le Ps, scindé en deux blocs qui livrent une bataille médiatique sans merci par presse interposée n’est plus loin de l’implosion définitive avec l’annonce de l’exclusion du maire de Dakar et ses compagnons au mois de Janvier. Les « Khalifistes » étaient à Kaolack pour le lancement de la vente des cartes pour le renouvellement des instances du parti. Un acte désapprouvé par le Sen qui va sans nul doute sortir le sabre comme annoncé.

Pour rappel, le nœud du problème au Ps est une divergence de vision: Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du parti pense que le Ps doit rester dans la coalition Bby et se ranger derrière Macky Sall en 2019. Pour Khalifa Sall et Cie, le Parti doit avoir un candidat à l’élection présidentielle… d’où les mélis-mélos constatés.

Y’en a marre mobilise pour dire « lu ëp turu »

Même s’il y avait pas un million de manifestants, les acteurs de la société civile ont réussi le pari de la mobilisation. La place de la Nation était noire de monde le 07 avril passé. Fadel Barro et ses acolyte avaient appelé à la mobilisation pour dire « Assez ». Cette manifestation a vu la présence des hommes politiques de l’opposition, de la société civile et d’acteurs culturels. Mais depuis cette date, le mouvement est en veilleuse: ses sorties sont rares.

La campagne électorale : Khalifa Sall en prison, Wade en guest star

Le conseil constitutionnel a validé 47 listes devant participer aux élections législatives du 30 juillet. Cette pléthore de listes a fait l’objet de discussions tendues entre les différentes formations politiques. Au final, un consensus a été trouvé pour le vote. Arrivé un jour après le démarrage de la campagne électorale, Maitre Wade, tête de liste de la coalition gagnate Wattu Senegaal a été accueilli par une foule immense. Le vieux de 91 ans a battu campagne et harangué les foules partout où il passait. Malgré son âge avancé, il a réussi sa campagne (obtenant 19 élus et devient la première force de l’opposition) et par ailleurs, sauvé les siens dans une période où le parti démocratique sénégalais cherche toujours un leader charismatique.

Quid du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, il n’a pas pu battre campagne. Dans les liens de la détention depuis le 07 mars 2017, la tête de liste de la coalition Manko Taxawu Senegaal s’est vue refuser le temps de parole. En dépit de son absence sur le terrain, sa liste totalise 7 (sept) sièges, il devient député.

La violence a aussi fait rage, notamment entre les deux grandes coalitions (Benno Bokk Yakaar et Manko Taxawu Senegaal) qui se disputaient la capitale. Medina et Grand Yoff ont été les théâtres des affrontements. En revanche, sur toute l’étendue du territoire, il n’ y a pas mort d’homme causée par ces échauffourées.

Législatives du 30 juillet: une échéance entre couacs, déceptions et joie…

Les couacs constatés le jour du scrutin ont incité l’opposition à contester les résultats des élections qui donnent une large majorité à la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar. Primo, les cartes d’électeur ne sont pas livrées. Malgré l’autorisation à voter avec le récépissé et les anciennes cartes ou un permis de conduire, le problème est resté entier. Secondo, à Touba, les électeurs ont commencé le vote dans l’après midi. A cela s’y ajoute le retard du démarrage du vote. Suffisant pour Me Wade de dire que c’est une mascarade mais pas une élection.

Les résultats définitifs donnent à la coalition Benno Bokk Yaakar 125 sièges, 19 pour la Coalition gagnante Wattu Senegaal, 07 pour la coalition Manko Taxawu Senegaal et le Pur ferme le carré d’As avec 03 sièges. Et 08 autres formations politiques ont obtenu toutes un siège. Du camp de la mouvance présidentielle, la joie est immense: non seulement, la bataille de Dakar est gagnée mais aussi, la majorité absolue est acquise à l’Assemblée nationale. L’opposition partagée entre déception et regret, rue dans les brancards. Si le score du parti de l’unité et du rassemblement (Pur) a surpris plus d’un, celui de la coalition Joyanty dirigée par l’ancien Pm Abdoul Mbaye et celui de la coalition léral de l’avocat Maitre El Hadji Diouf ont énormément déçu. Ces deux leaders n’ont même pas réussi à avoir un élu.

Dionne 2, Macky réajuste le gouvernement

Deux mois après les législatives du 30 juillet, le président Macky Sall a procédé à un remaniement ministériel. D’aucuns parlent de réajustement car le premier ministre Mohamed Boune Abdalah Dionne est reconduit. Un attelage marqué par des départs et des entrants. On retiendra de ce remaniement, le changement qu’il y a eu au ministère de l’intérieur: Ablaye Daouda Diallo atterrit au ministère des transports, il est succédé par Aly Ngouille Ndiaye. Un jeu de chaise musicale qui ne convainc pas l’opposition. Cette dernière voulait une personne neutre à ce poste pour un dialogue politique sincère.

Les départs: Mankeur Ndiaye (Affaires étrangères), Awa Marie Coll Seck (Santé et Action sociale), Viviane Bampassy (Fonction publique), Mansour Sy (Travail), Khadim Diop (Intégration africaine), ainsi que les secrétaires d’Etat Youssou Touré (Alphabétisation) et Yakham Mbaye (Communication) Diène Faye (Hydraulique rurale), quittent le gouvernement.

Les entrants: Ismaïla Madior Fall (Justice), Ndèye Sali Diop Dieng (Femme, Famille et Genre), Samba Sy (Travail), Aissatou Sophie Gladima Siby (Mines et Géologie) Mame Thierno Dieng (Environnement et Développement durable), Aminata Angélique Manga (Economie solidaire et Microfinance), Abdoulaye Diop (Emploi, Insertion professionnelle et Intensification de la main d’œuvre) et Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop (Bonne gouvernance et Protection de l’enfance).

Dialogue national: Seydou Nourou Bâ nouvel interlocuteur de l’opposition

Lancé le 21 novembre 2017 par le ministre de l’interieur Aly Ngouille Ndiaye, le dialogue national n’a pas vu la participation de l’opposition dite significative. Cette dernière a préféré tout bonnement tourner le dos à ces concertations dirigées par le ministre de l’intérieur. 150 partis ont répondu présents. Et lors des discussions, il a été beaucoup question du choix d’un ministre de l’Intérieur neutre, mais aussi des cartes d’électeur. Quelques jours après, le président Macky Sall cède à la proposition de l’opposition et des non-alignés d’accepter Saïdou Nourou Bâ comme président du comité de concertation sur le processus électoral, en remplacement du ministre de l’intérieur. Si le parti Rewmi d’Idrissa Seck pense que ce dialogue n’est pas sincère. Les partisans du maire de Dakar sont catégoriques, ils ne peuvent pas dialoguer tant que Khalifa Sall est en prison. D’autres partis: Pds, Act, Pastef, Bokk guiss guiss, Ptp… ont brillé par leur absence.

Thierno Bocoum, TAS, Habib Sy… des départs tous azimut

Cette année a été marquée aussi par les départs dans les différentes formations politiques. Les uns ont préféré frayer leur chemin politique, les autres ont choisi la transhumance.

    • Le 04 octobre 2017, Thierno Bocoum démissionne du parti Rewmi. Une décision prise « par convenance personnelle, » dit-il. Deux mois après, l’ancien lieutenant de Idrissa Seck lance Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir). Ce mouvement a fait taire ceux qui disaient que Bocoum allait transhumer. Pour rappel, sa décision de quitter Rewmi est intervenue après les élections législatives. D’aucuns avancent comme motif de son départ, sa non investiture.
    • Le 26 juillet 2017, l’ex ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies Renouvelables, Thierno Alassane Sall  démissionne de l’Apr. Il a fait l’annonce lors d’un point de presse tenu à Thies. Une décision prise après son limogeage du gouvernement de Dionne 1.
    • Le 18 juin 21018, Habib Sy claque la porte du parti démocratique Sénégalais. L’ancien ministre, directeur de cabinet du président Wade a été frustré par les investitures des législatives du 30juillet. Après son départ, il lance le Parti Espoir et Modernité/Yaakaar U Réew Mi ». Mais il se fera plus distingué par un pacte qu’il propose à l’opposition pour venir à bout le régime de Macky Sall. Une initiative rejetée par ses frères libéraux.
    • Le 26 avril 2017, le dernier Premier ministre de Wade, Souleymane Ndéné Ndiaye rejoint son ami, président de la République, suite à un appel lancé à l’opposition par le chef de l’État. Une décision qui a pris de court tout le monde politique parce que le leader de  Union nationale pour le peuple (Unp) soutenait mordicus qu’il ne transhumerait jamais. Ce qui a fait qu’il a été l’objet d’un lynchage médiatique démesuré pendant plusieurs jours.
    • Le 08 avril 2017, Aissata Tall Sall lance le mouvement Oser l’avenir au grand théâtre de Dakar. La mairesse de Podor prend son destin en main et tourne le dos à ses camarades socialistes. Elle ira aux législatives sous la bannière de ce mouvement et devient l’unique élue de sa liste. Aissata Tall Sall fait partie des dissidents du parti socialiste qui sont visés par une menace d’exclusion du Secrétariat national exécutif.
    • Le 19 juillet 2017, Aminata Lô Dieng quitte la coalition gagnante Wattu Senegaal de Wade. Les investitures sont encore passées par là. L’ancienne ministre, présidente de l’Alliance patriotique pour l’émergence et le libéralisme Jef Jokko Jubel (Appel/3 J) était à la 18 éme position sur la liste nationale de la coalition. Frustrée et consciente que ses chances de passer son minimes, elle s’insurge et dépose ses balluchons chez Macky Sall après une audience.
    • Le 27 mars 2017, Pape Samba Mboup et Farba Senghor sont exclus du Pds. Le secrétariat national du parti sous la présidence de Oumar Sarr a pris cette décision après avoir entendu un important rapport du Secrétaire Général National Adjoint sur les actes d’indiscipline des « frères Pape Samba Mboup et Farba Senghor. Le duo Pape Samba – Farba a ainsi tourné la page du Pds non sans accuser Karim Wade d’être derrière cette résolution. Ils mettent sur pied la coalition Mbollo Wade pour participer aux législatives. Par malheur, ils n’auront même pas siège.
    • Le 23 décembre 2017, Talla Sylla sursoit à sa candidature à l’éléction présidentielle de 2019 et se range derrière le président Macky Sall. Un changement de camp qui ne surprend point les partisans du parti Rewmi qui, selon eux, c’était prévisible parce que le maire de Thies n’a pas de bilan. Talla Sylla a en outre déclaré la guerre à la formation politique de Idrissa Seck. Pour se justifier, l’édile de la capitale du rail évoque un blocage de la Ville de Thiès par les conseillers de Rewmi qui sont majoritaires au Conseil municipal.


Habib Thiam et Djibo Leyti Kâ déposent leurs armes

Décédés le 26 juin 2017 et le 14 septembre 2017, Habib Thiam et Djibo Leyti Kâ respectivement ont joué des rôles essentiels dans le sérail politique sénégalais. Le premier nommé est parti à l’age de 84 ans. Il fut Premier ministre à deux reprises (1981-1983; 1991-1998), également président de l’Assemblée nationale (1983-1984). Habib Thiam s’était effacé du champ politique depuis le départ du pouvoir de Abdou Diouf. Le second a travaillé avec tous les présidents sénégalais. Djibo Leyti Kâ, ancien ministre de l’intérieur et non moins leader de l’Urd, a débuté sa carrière sous l’administration Senghor. Député de la douzième législature, la nation sénégalaise lui a rendu un hommage mérité.

 

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Un commentaire

  1. Daba Toure dit :

    Les politiciens doivent refaire leur réputation .Pour un pays qui inspire le développement , au maximum trois parties sont nécessaires . Arrêter de mentir la population , méritez vos salaires qu’on vous paye avez l’argent des pauvres .Ayez la pitie

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