Le Gouvernement du Sénégal a réagi aux nouvelles sanctions annoncées par les États-Unis contre des responsables de la Cour pénale internationale (CPI), dont le Sénégalais Abdoulaye Sèye, membre du Bureau du Procureur de la Cour.
Dans un communiqué, Dakar exprime sa « pleine solidarité » à Abdoulaye Sèye ainsi qu’aux autres responsables et personnels de la CPI visés par ces mesures.
Le Sénégal rappelle son attachement à la CPI, qu’il considère comme un « pilier essentiel de la lutte contre l’impunité » et un instrument majeur de la justice pénale internationale. Le pays souligne également avoir été le premier État à ratifier le Statut de Rome.
Pour le Gouvernement, les mesures susceptibles d’entraver l’indépendance ou l’exercice des fonctions des magistrats et personnels de la CPI peuvent fragiliser le fonctionnement de la justice pénale internationale.
Dakar réaffirme ainsi son attachement au multilatéralisme, au droit international et à l’indépendance de la justice internationale, tout en appelant au dialogue, au respect mutuel et à la coopération internationale.
Le Sénégal annonce enfin qu’il poursuivra ses concertations avec ses partenaires africains et internationaux afin de préserver l’intégrité et l’indépendance de la CPI.
Pourquoi Abdoulaye Sèye est-il sanctionné ?
Les États-Unis reprochent à Abdoulaye Sèye son implication, au sein du Bureau du Procureur de la CPI, dans les procédures concernant Israël et la Palestine, notamment celles ayant conduit aux demandes de mandats d’arrêt contre des responsables israéliens.
Les sanctions américaines entraînent notamment le gel d’éventuels avoirs aux États-Unis et l’interdiction pour les personnes et entreprises américaines de réaliser des transactions avec lui. Washington estime que la CPI a outrepassé sa compétence, tandis que la Cour défend son indépendance et sa compétence sur les crimes relevant de son mandat.

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