Les États-Unis ont élargi leur liste de sanctions visant des responsables de la Cour pénale internationale (CPI). Parmi les personnes ciblées figure désormais le juriste sénégalais Abdoulaye Sèye, avocat principal au Bureau du Procureur de la CPI, selon des informations rapportées par Les Échos.
« Le mois dernier, j’ai lancé une campagne diplomatique visant à démanteler la menace que représente la Cour pénale internationale (CPI) à notre souveraineté nationale. L’administration Trump impose des sanctions à la présidente de la CPI, Mme Tomoko Akane, et au procureur… pic.twitter.com/UINxxueALv
— USA en Français (@USAenFrancais) August 19, 2026
D’après le quotidien, Abdoulaye Sèye est concerné en raison de son implication dans le traitement du dossier relatif à la Palestine, au cœur des tensions entre Washington et la juridiction internationale.
Deux Sénégalais désormais sous sanctions
Avec cette nouvelle décision, Abdoulaye Sèye devient le deuxième ressortissant sénégalais visé par des sanctions américaines en lien avec ses fonctions au sein de la Cour pénale internationale.
Il rejoint Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI, placé sous sanctions par les autorités américaines depuis août 2025.
Le soutien des autorités sénégalaises
Selon Les Échos, Mame Mandiaye Niang a récemment été reçu par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, qui lui aurait réaffirmé le soutien de l’État du Sénégal face aux sanctions américaines.
Le procureur adjoint de la CPI s’est également entretenu avec le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, dans un contexte marqué par les tensions persistantes entre Washington et la Cour pénale internationale.
