Réuni samedi à Thiès avec ses militants, Mouhamadou Lamine Massaly a demandé au président Bassirou Diomaye Faye de dissoudre l’Assemblée nationale. Le président de l’Union pour une Nouvelle République (UNR) estime que cette décision permettrait de mettre fin aux tensions entre le gouvernement et le Parlement.
Cette demande intervient dans un face-à-face institutionnel nourri par la rupture entre le chef de l’État et Ousmane Sonko. Après avoir mis fin aux fonctions de Sonko comme Premier ministre le 22 mai 2026, Bassirou Diomaye Faye a vu son ancien allié accéder, quatre jours plus tard, à la présidence de l’Assemblée nationale, à l’issue d’un vote boycotté par l’opposition. Le Front pour la défense de la démocratie a dénoncé cette élection comme un « coup d’État parlementaire » et accusé le pouvoir de violations des règles constitutionnelles et parlementaires.
La dissolution réclamée par Massaly reste toutefois soumise à un calendrier constitutionnel : les dernières législatives ayant eu lieu en novembre 2024, l’Assemblée ne peut en principe être dissoute avant l’expiration du délai de deux ans, en novembre 2026. L’opposant Talla Sylla a, lui aussi, demandé à Bassirou Diomaye Faye de dissoudre la chambre dès décembre, une fois ce verrou levé.
Massaly accuse Ousmane Sonko de contribuer au blocage du pays et de chercher à dominer les institutions ainsi que la scène politique. Il qualifie le président de Pastef de « danger pour le pays ».
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Dans les propos rapportés par Xibaaru, le responsable de l’UNR attribue à Sonko une responsabilité politique dans les décès survenus lors des manifestations qui ont secoué le Sénégal entre 2021 et 2024. Il critique également les résultats du régime de Pastef, qu’il tient pour responsable d’une dégradation de la situation économique et sociale.
Massaly cite le concept « gatsa gatsa », qu’il considère comme un facteur ayant aggravé les tensions et les violences.





Massaly, un des plus idiots chefs de parti que le Sénégal ait connu.