Talla Sylla appelle à dissoudre l’Assemblée nationale dès décembre 2026

L’opposant Talla Sylla a officiellement demandé au président Bassirou Diomaye Faye de prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale du Sénégal dès le mois de décembre 2026. Cette requête, contenue dans une correspondance adressée au chef de l’État, intervient alors que les relations entre ce dernier et Ousmane Sonko sont rompues.

La Constitution sénégalaise interdit de dissoudre l’Assemblée nationale avant un délai de deux ans suivant les dernières élections législatives, tenues en novembre 2024. Ce verrou peut donc être levé en novembre 2026. Talla Sylla suggère la date de décembre pour anticiper la fin du mandat des députés.

Depuis le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre le 22 mai dernier, le président Faye a perdu la majorité parlementaire. Le parti Pastef, dirigé par Sonko, contrôle désormais l’hémicycle avec 132 voix, et son leader a été élu président de l’Assemblée nationale en mai 2026.

Dans sa lettre, Talla Sylla met en garde contre un « blocage institutionnel aux conséquences économiques et sociales désastreuses ». Il ajoute que la dissolution ne suffira pas et prône l’organisation d’un dialogue national réunissant forces politiques, société civile, confessions religieuses et acteurs économiques. « Ces urgences ont des noms simples mais vitaux : trouver un emploi décent pour se nourrir, se vêtir, se loger dignement, se soigner et s’instruire », écrit-il, citant des priorités concrètes.

L’opposant a également plaidé pour un dialogue national, a rapporté Afrique-sur7. Parallèlement, le président Faye a récemment consulté le Conseil constitutionnel sur un éventuel jumelage des élections législatives et locales, afin de réduire les coûts. Il a également soumis la réforme constitutionnelle portée par Sonko à référendum et évincé 22 hauts fonctionnaires proches du PASTEF, dont Mme Aïda Mbodji, ex-déléguée générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes.

Talla Sylla insiste : « Les institutions de la République ne doivent jamais servir d’armes de destruction massive ou d’entraves à l’action publique. » Le président Bassirou Diomaye Faye a pour sa part saisi le Conseil constitutionnel au sujet d’un possible couplage des scrutins, selon des informations obtenues par Dakaractu.

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Un commentaire

  1. Admettons qu’il le fasse quil organise les élections et qu’il perd encore la majorité parlementaire cava pas être la même chose ou il doit partir avant la fin de sont mandat pour éviter des blocages institutionnels vois faites rigoler 🤣 depuis l’arrivée de pastel on vois vraiment quils que des losers avant

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