Sonko à l’Assemblée : Doudou Ka a invoqué l’article 54 pour contester sa réintégration

Lors de la séquence ouverte après le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, l’Assemblée nationale a été convoquée pour le mardi 26 mai 2026 afin d’examiner sa réintégration comme député. Trois jours plus tôt, le 22 mai, le président Bassirou Diomaye Faye avait mis fin aux fonctions de Sonko et dissous le gouvernement. Avant cette séance, Doudou Ka a publiquement contesté la procédure et a parlé d’un « hold-up parlementaire » ainsi que d’une « impossibilité constitutionnelle absolue ».

Dans sa déclaration, Doudou Ka s’est appuyé sur l’article 54 de la Constitution, selon lequel les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire. Comme l’a rapporté Lanouvelletribune, il a rappelé qu’Ousmane Sonko occupait encore le poste de Premier ministre lorsqu’il a conduit la liste du PASTEF aux législatives de novembre 2024, sans avoir démissionné au préalable. Selon l’ancien ministre, cette situation empêchait juridiquement l’exercice simultané des deux fonctions.

Doudou Ka a soutenu que cette incompatibilité rendait impossible toute idée de réintégration. Selon son argumentation, Sonko n’aurait jamais été député au sens constitutionnel pendant les 780 jours passés à la Primature. Il a aussi estimé que les actes accomplis par Sonko à l’Assemblée nationale lors de l’installation de la 15e législature étaient « nuls et de nul effet ». L’ancien ministre a également rejeté l’application de l’article 124 du règlement intérieur 2025 de l’Assemblée, considérant qu’un règlement intérieur ne peut pas écarter une règle fixée par la Constitution.

Dans le détail, Doudou Ka a décrit la procédure qu’il jugeait conforme : quitter la Primature après le scrutin législatif, faire valider l’élection comme député, être installé à l’Assemblée, puis, en cas de retour au gouvernement, suspendre ensuite le mandat parlementaire. A ses yeux, cette étape initiale n’ayant pas eu lieu, le mandat de Sonko n’aurait jamais pu être suspendu. Sa déclaration a aussi visé la plénière du 26 mai, qu’il a présentée comme fondée sur une fiction juridique.

Cette contestation est intervenue dans un contexte déjà marqué par d’autres lectures du dossier. Le 24 mai 2026, El Malick Ndiaye a démissionné de la présidence de l’Assemblée nationale tout en conservant son siège de député, et son suppléant Ismaïla Wone a renoncé à son mandat en faveur de Sonko. De son côté, le Pr Moussa Diaw avait jugé la reprise du mandat parlementaire de Sonko juridiquement possible. Dans sa déclaration, Doudou Ka a enfin appelé le président Bassirou Diomaye Faye à ne pas valider la procédure, les députés à ne pas la voter, et le Conseil constitutionnel à « exerce[r] son rôle de gardien du droit ».

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5 commentaires

  1. Doudou yaw dangay gnibisi Sénégal ba paré niou dogla déglou mano def linga def ci rèwli tak say bagages daw ba paré bag niou sonnal sincèrement vd n’êtes pas courageux amo lène dara lou nguène di wah

  2. Au lieu de lui répondre par des arguments techniques, vous parlez de haine à l’égard d’une personne et autres détails. En fait vous ce n’est pas le pays qui vous intéresse mais un individu.

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