Ousmane Sonko limogé: le décret du 22 mai relance la bataille sur son siège de député

Le 22 mai 2026, un décret lu en direct à la télévision nationale par le ministre secrétaire général de la Présidence, Oumar Samba Ba, a acté la fin des fonctions d’Ousmane Sonko comme Premier ministre. Le président Bassirou Diomaye Faye a aussi mis fin, dans le même texte, aux fonctions des ministres et secrétaires d’État membres du gouvernement.

Quelques heures plus tôt, lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko avait affiché publiquement ses divergences avec la présidence. Il avait déclaré devant les députés: « Je ne suis pas un Premier ministre qui obéit aveuglément et qui acquiesce à tout. » Comme l’écrit Dakaractu, cette prise de position est intervenue alors que le chef de l’État avait déjà lié le maintien de Sonko à la Primature à sa confiance.

Le débat se déplace désormais vers l’Assemblée nationale. L’article 54 révisé de la Constitution, issu de la loi n°2023/13 du 2 août 2023, précise que le député nommé membre du gouvernement ne peut pas siéger pendant la durée de ses fonctions ministérielles. L’article 124 du Règlement intérieur ajoute que son siège est provisoirement occupé par le suppléant de droit et que la suppléance cesse au plus un mois après la fin des fonctions du membre du gouvernement concerné, sauf renonciation écrite irrévocable.

Le point de blocage porte sur la démarche effectuée par Ousmane Sonko en novembre 2024, au moment de l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, lorsqu’il s’était présenté pour déposer sa démission. Pour certains, cet acte vaut renonciation définitive à son mandat de député. Pour ses partisans, il s’agissait d’une formalité liée à la suspension du mandat, et non d’un abandon irrévocable.

Si Ousmane Sonko demande à reprendre son siège et que le Bureau de l’Assemblée nationale s’y oppose, la saisine du Conseil constitutionnel serait inévitable. Dans l’hypothèse d’un retour validé, la question de la présidence de l’Assemblée se poserait aussi, El Malick Ndiaye occupant le perchoir depuis le 2 décembre 2024 après avoir été élu avec 134 voix sur 163 votants.

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4 commentaires

  1. Si vous prenez ce pays en otage,le pays ferait face contre vous. Votre querelles politiques ne concernent pas le pays. Imbéciles.

  2. Ce n’est rien d’autre qu’un Baara Yego. Ils ne nous respectent pas .. .le Sénégal d’abord !!!

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