Déclaration de patrimoine : le gouvernement dépose un amendement pour élargir la publication au Premier ministre et au président de l’Assemblée

En pleine session extraordinaire, le débat sur la déclaration et la publication du patrimoine des hauts responsables de l’État prend une nouvelle tournure. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a déposé en commission un amendement visant à élargir l’obligation de publication au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre.

Actuellement, parmi les assujettis, seul le président de la République est tenu de publier sa déclaration de patrimoine. Le gouvernement souhaite ainsi étendre cette obligation aux deux autres principales autorités de l’État que sont le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre.

L’amendement proposé à la proposition de loi modifiant l’article 37 de la Constitution prévoit d’ajouter ce qui suit : « les dispositions du présent article sur la déclaration de patrimoine sont applicables au Président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre ».

Réagissant à ce sujet, le député Amadou Ba estime qu’aucune « excuse n’est recevable et qu’en plénière, les députés Pastef vont voter aux 3/5ème la déclaration et la publication de patrimoine du Président de la République, du Président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, à l’entrée et à la cessation des fonctions. »

Cette initiative intervient alors que les députés examinent plusieurs questions en session extraordinaire notamment une modification de l’article 37 de la Constitution portant sur la déclaration de patrimoine du président de la République. Le texte en discussion vise à prévoir une déclaration de patrimoine à l’entrée comme à la cessation des fonctions.

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17 commentaires

  1. POURQUOI OUSMANE SONKO ET LA MAJORITÉ PASTEF VISAIENT UNIQUEMENT LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE TOUT EN SACHANT QUE LEUR DÉCLARATION N EST PAS CONNUE DU GRAND PUBLIC. BEAUCOUP DE SÉNÉGALAIS ONT TROUVE LA DÉCISION DE LA MAJORITÉ INCOHÉRENTE ET ÉGOÏSTE COMME C ÉTAIT UNE QUESTION DE CIBLE. WOLOFF NDIAYE A DIT SOYE DIGLEI SANGOU DANGAYE SETT BA PARÉ.

  2. L’assainissement par le vide : quand la guerre des chefs libère le Sénégal

    L’affrontement direct au sommet de l’Exécutif et du législatif sénégalais suscite autant d’inquiétude que de fascination. Pourtant, cette bataille acharnée pourrait s’avérer être une aubaine inattendue.

    Dans leur volonté d’exposer les failles de l’adversaire, les acteurs politiques lèvent le voile sur des décennies d’opacité. En forçant l’autre à « marcher vers la lumière », chaque camp contribue, malgré lui, à corriger les dérives du passé que la courtoisie institutionnelle avait jusqu’ici épargnées.

    Cette dynamique d’autodestruction mutuelle agit comme un puissant révélateur contre la mal-gouvernance. Reste à savoir si cette neutralisation réciproque permettra enfin d’exorciser la trajectoire politique du pays, ou s’il ne s’agit que d’un mirage trop beau pour être vrai.

  3. Oui, c’est très bien sur le principe, c’est une forme d’émulation réciproque et que chacun finisse par dire je suis le plus clean et le plus transparent. Tout le monde va déclarer et publier à l’entrée et à la sortie. Très bien. Mais reste l’équation juridique avec un amendement inséré dans le dispositif juridique constitutionnel à un chapitre et un article qui traitent du président de la République ? Ne faudrait il pas viser d’autres projets de lois constitutionnelles qui viseraient les parties de la constitution relatives au président de l’assemblée et du premier ministre ? En l’état ne court on pas le risque d’une invalidation du conseil constitutionnel qui viserait un article qui traite spécifiquement du président même si cet amendement fait l’unanimité? Peut être que mes craintes ne sont oas pas fondées. Aux spécialistes de nous éclairer…

  4. A mon humble avis, il ne serait pas erroné que ces dispositions relatives à la déclaration et la publication du patrimoine à la prise et la cessation des fonctions soient revêtues de la clause d’éternité.

  5. MERCI MONSIEUR LE MINISTRE DE LA JUSTICE DE MONTRER AUX SÉNÉGALAIS QUI SONT CES PASTEFIENS. AU MOINS A L ENTRÉE LE PATRIMOINE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A ÉTÉ CONNU DU GRAND PUBLIC CONTRAIREMENT A L ANCIEN PREMIER MINISTRE ET LE PRÉSIDENT DE L ASSEMBLÉE. AU LIEU D Y AJOUTER LEUR SORT AU MOINS, ILS ONT VOULU UNIQUEMENT QUE LE PR EN FASSE A LA SORTIE. JE NE TROUVE PAS ÇA ÉQUILIBRER NI DÉCENT. ILS ONT ACCEPTÉ POUR NE PAS ÊTRE POUSSÉ A LA FAUTE. L ÉDUCATION EST LE MEILLEUR CADEAU QU ON PEUT OFFRIR A SON ENFANT. SINON, LE PAYS SERA TOUJOURS MANIPULÉ PAR LES POLITICIENS DE TOUT BORD A CHAQUE NOUVEAU RÉGIME.

  6. Bonne nouvelle monsieur le Ministre de la Justice ! Nous sommes fiers de ce Peuple phare du Sénégal qui ouvre la voie de la Transparence et de la Souveraineté nationale en Afrique ! Vive le Sénégal modèle de Démocratie et de Justice en Marche !👍🇬🇭🪾🕊️🌿

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