Au lendemain des fortes pluies qui ont frappé Dakar, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo s’est rendu aux Parcelles Assainies auprès d’une famille endeuillée par la mort d’une femme et de son fils de 4 ans. Il a également rencontré des blessés et échangé avec les habitants sur les réponses urgentes et les solutions de long terme. Les précipitations du 4 octobre ont aussi perturbé les déplacements entre Dakar et sa banlieue, notamment à Grand-Yoff et à Front de Terre.
Le chef du gouvernement a indiqué que Dakar avait enregistré jusqu’à 140 millimètres de pluie durant le week-end. Il a expliqué que sa visite avait commencé aux Parcelles Assainies en raison du décès survenu dans le quartier. Ces pluies meurtrières rappellent l’ampleur d’un risque aggravé par l’urbanisation rapide et les aléas climatiques, qui touche Dakar comme plusieurs autres villes du Sénégal.
Face aux difficultés de pompage signalées par les habitants, Ahmadou Al Aminou Lo a promis une intervention immédiate. Il a aussi appelé à la vigilance, la météo annonçant encore trois jours de fortes précipitations, jusqu’au mercredi. Après les pertes en vies humaines, notamment à l’Unité 7 des Parcelles Assainies, Khouraichi Thiam a appelé à mieux anticiper, canaliser, stocker et évacuer l’eau. « La pluie n’est pas notre ennemie », a-t-il affirmé, en plaidant pour un Dakar sans inondation d’ici 2050.
Au-delà de ces mesures d’urgence, le Premier ministre a annoncé un programme d’assainissement de 921 milliards de francs CFA. Le programme doit commencer par les points les plus difficiles, notamment à Dakar et à Touba. Ahmadou Al Aminou Lo a précisé que les dispositifs antérieurs n’avaient pas eu l’impact attendu et que le gouvernement les avait repris. La réponse se dessine aussi à l’échelle nationale : une stratégie intégrée de gestion du risque d’inondation a été annoncée lors d’un déplacement à la Zone de captage, réunissant les ministres de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, et des Transports.
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PressAfrik rapporte que le chef du gouvernement a présenté l’annonce du programme de 921 milliards lors de sa visite aux Parcelles Assainies. Il a remercié la mairie pour son action.




Niata mouné? 921 milliards!!!
Ces gens prennent vraiment les sénégalais pour des moutons!
Sheuuuuut
Billahi
Mom sax geumoul limou wax
Menteur vous prenez les gens pour des imbéciles
Nothing but MENSONGE
Honnêtement c’est pas aujourd’hui qu’il fallait penser aux problèmes d’assainissement… vraiment le Sénégal ce n’est plus un pays
Merci monsieur le Premier Ministre pour le plan ! Il faut des canalisations à réhabilitater et à faire pour des villes comme Dakar et Saint Louis !
✒️✒️ Le Premier Ministre est de ceux qui posent des actions concrètes et prônent la vérité même si c’est amère face à leur peuple✒️✒️
Féneu raiikk ce vaurien
Pikine saint louis attend son assainissement depuis 1960
Professeur Mary Teuw Niane,
Vous publiez chaque dimanche matin des textes sur la connaissance, l’exigence, l’effort et l’imposture. Vous signez « Professeur » avec une solennité qui sous-entend une autorité intellectuelle particulière. Permettez à un mathématicien de regarder ce titre de près, non pas avec animosité, mais avec la rigueur que vous prétendez défendre.
Ce texte n’est pas une attaque personnelle. C’est une réponse factuelle, point par point, de quelqu’un qui connaît les mathématiques de l’intérieur et qui refuse que le public sénégalais continue d’être trompé par une mise en scène intellectuelle soigneusement entretenue depuis des années.
Premier fait : votre production scientifique.
Votre propre CV soumis à l’Union Mathématique Internationale, document public, vos propres mots, indique : « about fifteen mathematical articles ». Une quinzaine d’articles en trente-cinq ans de carrière académique.
Ce chiffre, seul, dit tout à quiconque connaît le monde de la recherche mathématique. Un doctorant sérieux produit cinq à sept articles avant de soutenir sa thèse. Un jeune maître de conférences actif publie trois à cinq articles par an. Un chercheur de niveau international accumule des dizaines, voire des centaines de contributions originales sur une carrière.
Quinze articles en trente-cinq ans n’est pas le bilan d’un grand mathématicien. C’est le bilan d’un enseignant-chercheur qui a très tôt abandonné la recherche pour l’administration, ce qui est un choix parfaitement légitime. Mais ce choix a des conséquences sur le titre qu’on s’autorise à porter, et sur l’autorité morale qu’on s’autorise à exercer au nom de ce titre.
Pour que les non-mathématiciens comprennent concrètement ce que cela représente : Terence Tao, mathématicien australo-américain et médaillé Fields, a publié plus de trois cents articles. Jean-Pierre Serre, autre médaillé Fields, a une production scientifique qui s’étend sur soixante ans de recherche continue. Cédric Villani, médaillé Fields français, a produit des travaux sur le transport optimal et les équations de Boltzmann qui ont transformé son domaine. Ce sont des extrêmes, dira-t-on. Soit. Prenons alors un exemple africain et plus proche : des mathématiciens de la même génération que vous, formés dans des conditions similaires, ont maintenu une production scientifique réelle et continue tout en assumant des responsabilités universitaires. La différence entre eux et vous n’est pas le contexte. C’est le choix.
Vous avez choisi très tôt le pouvoir administratif plutôt que la rigueur scientifique. C’est votre droit. Mais assumez-le.
Deuxième fait : la question de l’auteur unique.
Dans le monde des mathématiques, et particulièrement en analyse et en EDP, votre domaine déclaré, la capacité à produire des résultats seul est une mesure fondamentale de la maîtrise réelle d’un sujet. Les grands mathématiciens ont presque tous des papiers en auteur unique. Grothendieck, Serre, Tao, Villani : leurs contributions les plus importantes portent leur seul nom. Cela signifie que la pensée, la démonstration, l’architecture du résultat viennent d’eux seuls. On peut vérifier. On peut critiquer. On peut attribuer.
Votre CV mentionne systématiquement des co-auteurs : Kalifa Bodian, Abdoulaye Sène, Abdou Sène, Gilbert Bayili, Mamadou Sy. Il n’y a, à ma connaissance, pratiquement aucun article en auteur unique dans votre liste de publications. Ce n’est pas une accusation : la collaboration est normale et saine en mathématiques. Mais quand on n’a que quinze articles en trente-cinq ans et que la quasi-totalité sont co-signés, la question légitime est : quelle est la contribution propre, originale, autonome de Mary Teuw Niane à la connaissance mathématique ?
Qu’avez-vous démontré seul ? Quel théorème porte votre empreinte personnelle ? Quelle idée originale, quelle technique nouvelle, quelle approche inédite peut-on vous attribuer sans ambiguïté ?
C’est une question que tout comité scientifique international poserait. Et la réponse, à la lecture de votre dossier, est très mince. Tellement mince qu’on est en droit de se demander si, dans ces quinze articles co-signés, votre rôle était celui d’un chercheur ou celui d’un directeur de laboratoire qui appose son nom sur le travail de ses collaborateurs. Ce phénomène existe partout dans le monde académique. Il a même un nom : le guest authorship. Il est considéré par la communauté scientifique internationale comme une forme de malhonnêteté intellectuelle.
Je ne dis pas que c’est ce que vous avez fait. Je dis que votre dossier ne permet pas d’exclure cette hypothèse. Et que cette ambiguïté, à elle seule, devrait vous inciter à plus d’humilité quand vous parlez d’effort et d’exigence intellectuelle.
Troisième fait : les affiliations ne font pas un mathématicien.
Votre CV liste plus d’une centaine de membres, affiliations, comités, réseaux, conseils, commissions. CARMA, AUF, AMMSI, CIMPA, CODIST, PASET, ADEA, Union Africaine, Union Mathématique Internationale, Académie des Sciences du Sénégal : la liste est impressionnante de longueur.
Mais être membre d’une commission ne produit pas un théorème. Siéger dans un comité ne résout pas une équation aux dérivées partielles. Présider un réseau régional ne fait pas avancer la connaissance mathématique d’un millimètre.
Ces affiliations sont des distinctions administratives et institutionnelles. Elles mesurent votre capacité à vous positionner dans des réseaux de pouvoir académique, ce qui est une compétence réelle et utile, mais qui n’a rien à voir avec les mathématiques. Aucun mathématicien sérieux dans le monde ne juge ses pairs à la longueur de leur liste d’affiliations. On les juge à leurs résultats, à leurs preuves, à leurs théorèmes, à l’impact de leurs travaux sur leur domaine.
Par cette mesure, la seule qui compte vraiment dans le monde scientifique, votre dossier est très pauvre.
Il y a quelque chose de profondément révélateur dans le fait qu’un CV académique soit dominé non pas par des publications mais par des listes d’appartenance à des institutions. Cela dit quelque chose sur la trajectoire de son auteur : un homme qui a compris très tôt que dans le contexte africain, le titre et le réseau valent plus que la production. C’est une stratégie efficace pour une carrière administrative et politique. C’est une stratégie désastreuse pour la science.
Et c’est précisément cette confusion entre réseau et compétence, entre titre et substance, entre appartenance institutionnelle et autorité intellectuelle, que vous reprochez aux autres dans vos textes dominicaux. Cette confusion que vous cultivez vous-même avec soin depuis des décennies.
Quatrième fait : votre bilan comme Ministre.
Vous avez été Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation entre octobre 2012 et avril 2019. Sept ans. C’est long. C’est suffisamment long pour laisser une empreinte réelle sur un système éducatif.
Qu’avez-vous laissé ?
Pendant ces sept ans, l’université sénégalaise a connu des crises à répétition. Des grèves d’étudiants. Des grèves d’enseignants. Des années académiques perturbées, parfois paralysées. Des conditions d’études qui sont restées déplorables : amphis surchargés, manque de matériel, précarité des enseignants-chercheurs, retards chroniques dans le paiement des bourses. Le taux d’encadrement dans les universités publiques sénégalaises est resté parmi les plus faibles de la sous-région. La recherche scientifique nationale n’a pas connu de décollage notable sous votre ministère. Les financements alloués à la recherche sont restés symboliques.
Vous avez supervisé tout cela pendant sept ans. Vous étiez aux commandes. Vous aviez le pouvoir de changer les choses. Et aujourd’hui, depuis votre retraite politique confortable, vous donnez des leçons de rigueur et d’exigence à une jeunesse que vous avez contribué à laisser dans un système universitaire défaillant.
C’est facile de parler d’effort et de discipline quand on n’est plus responsable de rien.
Il y a aussi une question plus personnelle que je veux poser directement. Pendant ces sept ans comme Ministre, avez-vous produit un seul article mathématique ? Avez-vous maintenu le moindre lien actif avec la recherche ? Avez-vous publié quoi que ce soit qui témoigne d’une pensée mathématique encore en mouvement ?
La réponse est non. Cela fait donc au moins depuis 2007, entre votre nomination comme Recteur et vos sept années de ministère, soit presque vingt ans, que vous n’avez rien produit en mathématiques. Vingt ans de silence scientifique total. Et vous vous présentez encore comme « Professeur de mathématiques ».
Cinquième fait : la confusion entre gestion et science.
Un chercheur qui arrête de chercher n’est plus un chercheur. Il est un ancien chercheur. Le titre de « Professeur de mathématiques » implique une pratique active, une pensée en mouvement, une contribution continue à la discipline. Le professorat en mathématiques n’est pas une retraite honorifique. Ce n’est pas un titre qu’on garde à vie comme une médaille au revers de la veste, indépendamment de ce qu’on produit.
Dans les universités sérieuses du monde, un professeur qui cesse de publier pendant vingt ans ne peut plus prétendre diriger un laboratoire, encadrer des doctorats au même niveau, ou se présenter comme une autorité dans sa discipline. Son titre reste sur le papier, mais son autorité intellectuelle s’est évaporée.
Vous portez le titre. Mais vous avez quitté la discipline il y a vingt ans. Ce sont deux réalités distinctes que vous mélangez délibérément chaque dimanche matin sur Facebook.
Sixième fait : la supervision de thèses sans production propre.
Vous vous vantez d’avoir encadré une trentaine de doctorants en mathématiques. C’est un chiffre présenté comme une preuve de vitalité scientifique. Permettez-moi de dire ce qu’un mathématicien en pense vraiment.
Encadrer des thèses sans produire soi-même, c’est diriger une cuisine sans jamais cuisiner. On peut tenir un rôle de coordinateur, de gestionnaire de projets doctoraux, de facilitateur de réseaux. Mais l’encadrement doctoral de qualité en mathématiques requiert que le directeur soit lui-même actif dans la recherche, qu’il lise les derniers travaux du domaine, qu’il soit capable de proposer des problèmes originaux et ouverts, qu’il puisse guider un étudiant dans les moments de blocage avec une expertise fondée sur une pratique réelle et récente de la recherche.
Comment encadre-t-on sérieusement une thèse en EDP ou en contrôle quand on n’a soi-même rien publié dans ces domaines depuis vingt ans ? Quels problèmes originaux propose-t-on à ses doctorants quand on ne lit plus la littérature active du domaine ? Quelle guidance mathématique réelle apporte-t-on quand son dernier contact sérieux avec la recherche remonte à l’ère pré-numérique ?
La réponse honnête est que ces trente thèses encadrées sont probablement le travail réel de co-directeurs ou de chercheurs plus jeunes autour de vous, et que votre rôle a surtout été celui d’un directeur de thèse honorifique, utile pour le réseau et les financements, mais scientifiquement absent. Là encore, ce phénomène a un nom dans la communauté académique internationale, et il n’est pas flatteur.
Septième fait : les poèmes.
En marge de votre carrière de mathématicien qui ne produit pas de mathématiques, vous avez trouvé le temps de publier un recueil de poèmes. « Le ciel et les mots ». Une collègue de l’Université Cheikh Anta Diop a même dit avoir décelé des similitudes entre votre style et celui du philosophe Emmanuel Kant.
Je ne dis pas qu’un mathématicien ne peut pas écrire de la poésie. Certains grands mathématiciens avaient des sensibilités littéraires profondes. Mais il y a quelque chose d’éloquent dans le fait que vous trouviez le temps et l’énergie pour écrire des poèmes et des homélies philosophiques du dimanche, alors que votre production mathématique, elle, s’est arrêtée depuis deux décennies.
Cela confirme une chose : vous n’avez pas abandonné la recherche par manque de temps ou d’énergie. Vous l’avez abandonnée par choix. Parce que la poésie, les comités, le ministère, et maintenant Facebook vous offraient une visibilité et une influence que les mathématiques, discipline ingrate et silencieuse, ne pouvaient pas vous donner aussi facilement.
C’est un choix humain et compréhensible. Mais c’est un choix qui devrait vous interdire de porter le titre de mathématicien comme un étendard moral.
Huitième fait : l’usage de l’intelligence artificielle.
Vos textes dominicaux sont stylistiquement impeccables. Trop impeccables. La structure est toujours identique : un constat dramatique, un développement en constructions rhétoriques parallèles, quelques valeurs wolofs insérées stratégiquement pour donner une touche d’authenticité locale, une maxime finale soigneusement polie, une signature solennelle avec la date et le lieu. Semaine après semaine, le même moule, la même cadence, la même fluidité sans aspérité, sans hésitation, sans la rugosité naturelle de la pensée humaine authentique.
Ce n’est pas ainsi qu’un être humain pense et écrit naturellement. Ce n’est pas ainsi qu’un intellectuel qui réfléchit vraiment produit des textes. La pensée authentique a des angles, des contradictions, des retours en arrière, des formulations qui cherchent et parfois ratent. Vos textes n’ont rien de tout cela. Ils sont lisses comme du marbre et répétitifs comme un algorithme.
Vous utilisez l’intelligence artificielle pour écrire vos grandes pensées du dimanche. Ce n’est pas une accusation impossible à vérifier : c’est une observation que tout lecteur un peu averti des outils actuels peut faire après avoir lu trois ou quatre de vos publications. Le style, la structure, la cadence, la régularité mécanique : tout pointe dans la même direction.
Soit. L’IA est un outil et son usage n’est pas en soi une faute. Mais alors assumez-le. Ne signez pas « Professeur Mary Teuw Niane, Dakar, dimanche » comme si ces mots sortaient de votre propre réflexion personnelle après une nuit de veille intellectuelle. C’est une forme de tromperie envers vos 169 000 abonnés qui pensent lire votre pensée et lisent en réalité la pensée d’une machine que vous avez instruite avec vos opinions politiques.
Et voilà le comble : un homme qui n’a jamais vraiment écrit de mathématiques seul sous-traite maintenant sa pensée philosophique à une intelligence artificielle. À aucun moment dans votre vie publique vous n’avez produit quelque chose d’authentiquement original et personnel. Ni en mathématiques, ni en philosophie. Toujours des co-auteurs, toujours des institutions, toujours des réseaux, et maintenant une machine.
Neuvième fait : votre silence pendant les années Macky Sall.
Vous dénoncez aujourd’hui le totalitarisme rampant. Vous parlez des meutes numériques qui intimident les intellectuels. Vous appelez au courage civique et à la liberté de conscience.
Mais où étiez-vous entre 2012 et 2019 ?
Vous étiez Ministre de l’Enseignement Supérieur sous Macky Sall. Pendant ces années, des voix critiques ont été intimidées, des opposants ont été poursuivis, des libertés académiques ont été restreintes. Des étudiants ont manifesté et ont été réprimés. Des enseignants-chercheurs qui exprimaient des opinions politiques ont subi des pressions.
Pendant tout ce temps, avez-vous dénoncé le totalitarisme rampant ? Avez-vous eu le courage civique que vous réclamez aujourd’hui de la jeunesse ? Avez-vous parlé des meutes qui intimident les intellectuels quand c’était votre camp qui les mobilisait ?
Non. Vous avez géré votre portefeuille ministériel, vous avez encaissé vos avantages, vous avez participé aux conseils des ministres, vous avez représenté un régime dont vous connaissez les travers mieux que quiconque. Et vous avez attendu que ce régime tombe, que le contexte politique change, pour devenir soudainement un grand défenseur de la liberté et des valeurs démocratiques.
Ce n’est pas du courage. C’est de l’opportunisme politique habillé en philosophie du dimanche. Et c’est d’autant plus cynique que vous utilisez les outils rhétoriques de la vertu pour critiquer ceux qui, au fond, ne font pas beaucoup mieux que ce que vous avez fait vous-même pendant vos années au pouvoir.
Dixième fait : le phénomène que vous incarnez.
Votre cas n’est pas isolé. Il est le symptôme d’un problème structurel profond dans le monde académique africain : la culture du titre qui se substitue à la substance, la liste d’affiliations qui remplace la bibliographie, l’administrateur universitaire qui se fait passer pour un scientifique, le politique qui se drape dans le prestige académique pour asseoir une autorité morale qu’il n’a pas méritée par la recherche.
Ce phénomène fait du mal à la science africaine. Il fait du mal aux vrais chercheurs africains, à ces hommes et ces femmes qui travaillent dans des conditions difficiles, publient dans des revues internationales, construisent des résultats originaux sans le prestige des réseaux institutionnels et sans l’audience des 169 000 abonnés Facebook. Ces chercheurs-là sont invisibles parce qu’ils font le travail silencieux et ingrat de la vraie science. Pendant ce temps, des figures comme vous occupent l’espace public et donnent au monde extérieur l’image d’une science africaine qui se parle à elle-même sans jamais produire.
Vous êtes, involontairement peut-être, un obstacle à la reconnaissance de la vraie recherche mathématique africaine. Parce que vous monopolisez une autorité qui devrait revenir à ceux qui la méritent vraiment.
Cinquième fait : le public ne sait pas tout cela.
Et c’est là où réside le vrai problème. Vos 169 000 abonnés ne sont pas des mathématiciens. Ils ne savent pas ce que signifie réellement « Professeur de mathématiques ». Ils ne savent pas qu’une quinzaine d’articles en trente-cinq ans est un bilan faible. Ils ne savent pas que des centaines d’affiliations ne prouvent rien sur la valeur scientifique d’un chercheur. Ils ne savent pas que ne jamais publier seul pose une question sérieuse sur l’autonomie intellectuelle d’un auteur. Ils ne savent pas qu’un directeur de thèse qui ne produit plus lui-même depuis vingt ans est scientifiquement mort, quelles que soient les médailles qu’il porte.
Ils voient « Professeur Mary Teuw Niane » et ils concluent : grand mathématicien, grand intellectuel, grande autorité morale. Ils vous lisent comme un oracle. Et vous le savez. Et vous utilisez cette confusion délibérément pour donner du poids à des opinions politiques qui n’ont objectivement rien à voir avec vos compétences réelles.
C’est cela l’imposture par titre interposé. Pas grossière, pas vulgaire : élégante, bien habillée, signée chaque dimanche matin avec une solennité de bon aloi. Mais imposture quand même.
En conclusion.
Vous écrivez dans l’un de vos textes : « Il n’y a pas de grand avenir sans effort, sans savoir et sans discipline. »
C’est juste. Mais l’effort scientifique se mesure en résultats publiés, en démonstrations vérifiées, en contributions que la communauté internationale peut évaluer, critiquer, citer, prolonger ou réfuter. Pas en listes d’affiliations. Pas en textes du dimanche générés avec l’aide d’une intelligence artificielle. Pas en médailles et distinctions honorifiques. Pas en recueils de poèmes. Pas en comités dont on est membre depuis vingt ans sans avoir jamais produit un résultat significatif.
Vous écrivez : « La meute suit. La jeunesse libre pense. »
Mais pensez-vous vraiment, Professeur ? Pensez-vous par vous-même, avec vos propres outils intellectuels, en acceptant la lenteur et la difficulté que la vraie pensée exige ? Ou demandez-vous à une intelligence artificielle de penser à votre place, exactement comme vous reprochez à la jeunesse de suivre sans réfléchir ?
Vous écrivez sur les gourous : « Le gourou est rarement un saint. Très souvent, c’est un imposteur que le pouvoir a rendu aveugle à sa propre indignité. »
Relisez cette phrase lentement, Professeur. Puis regardez votre propre trajectoire : le titre sans la substance, le réseau sans la recherche, la morale sans le courage, les leçons sans l’exemple, et maintenant la pensée sans la pensée.
Vous avez choisi très tôt d’être un gestionnaire d’institutions scientifiques plutôt qu’un scientifique. C’est un choix respectable à condition de l’assumer pleinement. Arrêtez d’utiliser un titre que votre production ne justifie plus depuis vingt ans pour imposer une autorité intellectuelle sur une jeunesse qui mérite mieux que ça.
La jeunesse sénégalaise a besoin de vrais modèles scientifiques : des chercheurs qui produisent, qui publient, qui démontrent, qui échouent et recommencent, qui travaillent dans l’obscurité et la rigueur sans chercher les applaudissements du dimanche matin. Pas de sages autoproclamés qui signent « Professeur » pour impressionner ceux qui ne savent pas ce que ce mot exige vraiment. Pas d’anciens ministres reconvertis en philosophes de Facebook grâce à l’intelligence artificielle.
Le vrai effort intellectuel ne se montre pas. Il se prouve.
Il fallait plutôt mettre ça dans un journal pour lui donner un droit de réponse. Mary Teulé politiquement est un bon mathématicien mais un piètre politicien.
Le plus grand menteur c’est OUSMANE SONKO DOULKAT BOU MAKBY
C’est le même qui nous a récemment dit rewmi amoul khaliss. Personne n’est assez immature pour le croire
Plus??
Il faut juste dire PAS
« AL » pour Artificielle Intelligence, « Amine » pour le fatalisme résigné du Yalla Bakh Na, et « Lo » pour la flotte qui submerge le pays : AL Amine Lo a encore frappé ! Ne tirons pas sur l’ambulance : le pauvre robot ne sait absolument pas ce qu’il déblatère. C’est le logiciel malveillant de Mary Teulé Niane qui fait surchauffer son processeur.
Notre grand architecte du néant semble sincèrement persuadé qu’empiler des liasses de billets de banque dans la rue suffira à éponger le déluge à la place des canalisations qu’il a oubliées de bâtir. Quelle prouesse scientifique ! Voilà notre IA locale — visiblement codée avec les pieds et n’ayant jamais quitté la moquette feutrée d’un bureau d’études — qui nous pond des promesses violant sans vergogne les lois universelles de la physique hydraulique.
Chapeau bas, Monsieur le Premier ministre ! Votre niveau de déconnexion est au moins à la hauteur de la crue qui engloutit le Sénégal. Prions pour que les Jeux Olympiques de la Jeunesse survivent à votre noyade politique… Presque 1 000 milliards de mirages jetés à la volée ! Saluons la performance : vous parvenez à faire passer Macky Sall et ses 700 milliards engloutis pour des petits joueurs.
Au moins, les Gardiens de l’Univers finiront par remarquer votre audace et vous désigneront comme prochain porteur de l’anneau de Green Lantern, tellement votre culot est cosmique. Votre patron dormeur, ce cher « Hal Jordan » du Palais, peut continuer sa sieste en toute quiétude : il sait pertinemment qu’il n’est lié que par son serment constitutionnel, et certainement pas par ses vaines promesses de campagne.
« Yalla Bakh Na Lô » : voilà votre vrai titre de noblesse, Monsieur AL Amine Lo. Continuez de nous faire rêver, la réalité se chargera de vous rincer à grande eau !
Encore des promesses rien que des promesses depuis 1960
Apres les 750 milliards de Macky voilà les 900 milliards de Diomaye. Qu’avons nous fait au bon Dieu pour mériter les dirigeants que vous eus depuis plus 60ans et porteur de toutes les espérances est le pire???..
Le peuple vit d’espoir et de promesse. Il devrait avoir honte de se tenir devant nous encore pour faire des promesses.
Encore 921milliards enseveli
Nul de chez nul ce premier ministre
N’importe quoi c’est maintenant qu’on pense à la population sénégalaise alors qu’on pouvait tout prévoir avant l’arrivée des inondations mais non ils sont tous dans la manipulation politique pour acheter des voix. C’est le peuple sénégalais qui vote et décide qui sera élu ou pas. Quelle d’échéance morale et lâcheté hypocrite malsaine de ce gouvernement composé de bourreaux d’hier qui voulaient pas l’arrivée de cette jeunesse au pouvoir. Le malheur est tombé dans le pays avec l’utilisation de l’argent public pour faire diversion masquer les carences