Les populations de Keur Massar Sud ont exprimé leur satisfaction quant aux résultats du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP II), tout en plaidant pour sa poursuite et son extension à d’autres zones encore exposées aux inondations. C’était à l’occasion de la visite d’une délégation de la Banque mondiale dans la commune.
Dans un document remis aux partenaires du projet, le Comité local d’initiatives pour la gestion des eaux pluviales, de l’hygiène, de la salubrité et de l’adaptation au changement climatique (COLIGEP) a rappelé les difficultés auxquelles les habitants étaient confrontés avant la mise en œuvre du PROGEP II. Pendant plusieurs années, notamment lors des fortes pluies de 2020, de nombreuses familles ont subi d’importants dégâts matériels, des déplacements forcés et des perturbations de leurs activités économiques.
Pour faire face à ces défis, la Banque mondiale a mobilisé plus de 175 milliards FCFA pour le PROGEP II, un engagement salué par le vice-président régional Ousmane Diagana, qui a souligné la détermination du Sénégal à lutter contre les inondations. Selon les responsables communautaires, les infrastructures réalisées, notamment les bassins de rétention et les ouvrages d’interconnexion, ont permis d’améliorer considérablement la gestion des eaux pluviales. Les routes autrefois impraticables restent désormais accessibles pendant l’hivernage et les habitants peuvent demeurer dans leurs concessions tout au long de l’année. Certains ménages ayant quitté la zone ont même choisi d’y revenir pour investir, signe de la confiance retrouvée, comme l’a rapporté Seneplus.
Le COLIGEP a également salué le respect des normes environnementales et sociales de la Banque mondiale ainsi que la participation active des acteurs locaux au suivi du projet. Les mécanismes de gestion des plaintes ont permis de traiter les réclamations des populations, tandis qu’aucun décès accidentel lié aux ouvrages n’a été enregistré dans la commune.
Malgré ces acquis, les populations estiment que des efforts supplémentaires sont nécessaires. Elles demandent la réalisation d’ouvrages secondaires, de pavages complémentaires et de programmes d’investissements communautaires dans plusieurs quartiers encore vulnérables. À travers ce plaidoyer, elles invitent la Banque mondiale et l’État du Sénégal à consolider les acquis du PROGEP II et à étendre ses bénéfices à d’autres communes confrontées aux mêmes défis.
