Révision constitutionnelle : Ousmane Sonko a-t-il raison sur la promulgation sans référendum ?

Le bras de fer politique s’intensifie. Après le vote de la révision constitutionnelle par l’Assemblée nationale ce lundi, Ousmane Sonko a immédiatement demandé au président Bassirou Diomaye Faye de promulguer la loi sans passer par un référendum. Pour appuyer sa demande, le président de l’Assemblée a invoqué une jurisprudence constante du Conseil constitutionnel, affirmant que le vote des députés à la majorité des trois cinquièmes suffisait à valider définitivement le texte.

Cependant, cette analyse juridique passe sous silence un élément capital de la Constitution.

En effet, selon l’article 103 alinéa 4 et 5 , le recours au référendum devient inutile uniquement si le président de la République décide, de lui-même, de soumettre le texte à la seule Assemblée nationale. Le texte constitutionnel dispose que : « le projet ou la proposition n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre à l’Assemblée nationale. Dans ce cas, le projet ou la proposition n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes (3/5) des suffrages exprimés. »

C’est précisément en s’appuyant sur cette disposition que le Conseil constitutionnel a rendu sa décision en 2006 concernant le projet de loi constitutionnelle introduit par le décret n° 2005-1180 du 6 décembre 2005. Dans son considérant 10, constatant que la révision avait été soumise à l’Assemblée par le chef de l’État, la haute juridiction avait décidé que le vote à la majorité des 3/5 réalisait à la fois l’adoption et l’approbation.

Aujourd’hui, la situation est totalement différente : il s’agit d’une proposition de loi des députés et non d’un projet du Palais. Il est serait donc surprenant que le Président la République se sente lié à cette demande du président de l’Assemblée. Diomaye Faye qui a d’ailleurs annoncé qu’il va soumettre la proposition de révision au referendum.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

31 commentaires

  1. LE PASTEF EST LE PARTI DE LA HAINE ET DE LA VIOLENCE MEME CHEZ CES AFFREUSES DEPUTEES VIOLENTES ET VULGAIRES SOUMISES A LEUR GOUROU VIOLEUR !

    • Sister
      Plutôt les idiots consanguin les moutons sans cerveau 🧠 et les ngakas congénitales sont avec pastef parti de vrais merde 💩

  2. Je me demande si les gens de pastef ou de diomaye président connaissent les réalités des senegalais ,ce pays est fatigué,les gens ont d’autres choses á cirer que leur chamaillerie,en cas de référendum 80%des senégalais n’iront pas voter

  3. LENTEMENT MAIS SÛREMENT CE SÉNÉGAL CHANGERA PAR FORCE INCHA ALLAH CONFIANCE TOTALE A OUSMANE SONKO VOUS AVEZ NOTRE CONFIANCE EXCELLENCE DÉROULÉ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️ ♥️

  4. Ousmane Sonko a raison au regard de l article 103 de la constitution.
    Dans son alinea 2 et 3 il est dit que le projet ou proposition de loi de revision est adopte par l assemblee nationale selon la procedure prevue par l article 71.
    Et toutefois la revision est definitive apres avoir ete approuvee par referendum.
    Ce qui va suivre est plus interessant.
    Toujours selon l article 103 alinea 4 et 5,le projet ou la proposition de revision n est pas presente au referendum lorsque le president de la Republique decide de le soumettre a l A N et dans ce cas le projet ou la proosition n est adopte que lorsqu il reunit les 3/5 des suffrages exprimes.
    Ainsi ,le President de la Republique lorsque la proposition de loi lui a ete presentee,il.a saisi le.conseil constitutionnel pour avis et a la suite de cela.au lieu de presenter celle ci au referendum ,il.a directement saisi.l AN.
    Certainement il a ete mal conseille et sans le savoir sa saisine du parlement ecarte tout referendum.

  5. N’est ce pas ce même président Diomaye qui
    , en tant que candidat du parti Pastef, avait porté le programme de campagne du parti Pastef dans lequel figurait bel et bien cet engagement à réformer ces dispositions de la constitution ? Non, on est entrain de se jouer de la souveraineté du peuple en se reniant pour des raisons purement politiciennes.

Laisser un commentaire