SG de l’ONU : Macky Sall peine à refaire son retard, Grynspan s’envole

La course à la succession d’António Guterres entre dans une nouvelle phase. Le Conseil de sécurité de l’ONU a procédé, mardi 29 septembre 2026, à son quatrième vote indicatif (« straw poll ») pour tester le niveau de soutien aux candidats au poste de prochain secrétaire général des Nations unies. Nouveau coup dur pour Macky Sall, toujours bloqué à 9 « défavorables » au 4e vote, alors que ses rivaux prennent le large.

Macky Sall ne décolle pas, ses rivaux progressent. Selon des résultats compilés à partir de plusieurs sources, l’ancien président sénégalais recueille 5 voix favorables (« encourage »), 9 défavorables (« discourage ») et 1 « sans opinion ». Ce résultat maintient son niveau d’opposition à celui enregistré lors du troisième tour, où il avait déjà obtenu 5 voix favorables contre 9 défavorables et une sans opinion.

Le scrutin du 29 septembre ne constitue toutefois pas un vote formel. Il s’agit d’un mécanisme informel et secret permettant aux quinze membres du Conseil de sécurité de mesurer la capacité des différents candidats à réunir un consensus. Le Conseil ne publie officiellement aucun résultat détaillé de ces consultations.

Grynspan confirme son avance

La candidate qui tire le mieux son épingle du jeu est la Costaricienne Rebeca Grynspan. Elle obtient 10 voix favorables, 3 défavorables et 2 sans opinion, améliorant encore son résultat du troisième tour. Elle est ainsi la seule candidate à dépasser le seuil symbolique de neuf voix favorables.

Derrière elle, la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett et l’Argentin Rafael Grossi recueillent chacun 8 voix favorables. Grossi réalise notamment une progression spectaculaire par rapport au troisième tour, gagnant trois voix favorables.

L’Ougandais Olara Otunnu obtient, comme Macky Sall, 5 voix favorables. Les deux hommes restent donc dans un groupe de candidats qui peinent, à ce stade, à se rapprocher du seuil de neuf voix nécessaire à une recommandation formelle du Conseil de sécurité.

Les deux autres candidats encore en lice sont l’Équatorienne María Fernanda Espinosa Garcés, qui recueille 2 voix favorables, et l’Équatorienne Ivonne A-Baki, avec une voix favorable.

Le champ s’est considérablement réduit depuis le début de la procédure : l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a retiré sa candidature en septembre, laissant sept candidats dans la course.

Macky Sall face à un déficit de soutien

Pour Macky Sall, le quatrième tour ne marque donc pas de remontée. Sa candidature conserve cinq soutiens, alors que neuf membres du Conseil de sécurité expriment une appréciation défavorable.

Cette configuration est importante car, lors d’un vote formel, une candidature doit obtenir au moins neuf voix favorables sur quinze et ne pas être bloquée par un veto de l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni.

Il convient cependant de ne pas assimiler automatiquement les neuf votes défavorables de Macky Sall à neuf États opposés définitivement à sa candidature.

Les « straw polls » sont secrets et les bulletins ne permettent pas encore de savoir quels membres permanents ont éventuellement exprimé une position défavorable. Cette information devient particulièrement importante à mesure que le processus se rapproche de la phase décisive.

Une course dominée pour l’instant par Grynspan et Rodrigues-Birkett

Le quatrième tour confirme surtout l’existence de plusieurs blocs.

Rebeca Grynspan se détache avec 10 voix favorables. Elle avait déjà atteint neuf voix lors du troisième tour. Son résultat du 29 septembre constitue donc un nouveau signal de soutien au sein du Conseil, même si trois membres continuent de se déclarer défavorables à sa candidature.

Carolyn Rodrigues-Birkett, avec huit voix favorables, demeure à une voix du seuil de neuf. Elle reste donc dans une position à surveiller dans les prochains tours.

Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, connaît quant à lui une progression notable et atteint également huit voix favorables. Son évolution constitue l’un des principaux éléments nouveaux du quatrième vote.

Derrière ce duo, Olara Otunnu et Macky Sall restent à cinq voix favorables. Le quatrième tour montre ainsi que le rapport de forces demeure évolutif et qu’aucun candidat n’a encore obtenu le consensus définitif des cinq membres permanents.

Pourquoi le prochain vote sera déterminant

Le quatrième « straw poll » n’est pas le dernier. De nouveaux tours sont attendus, avec un cinquième vote indicatif susceptible d’avoir lieu en octobre, sous la présidence tournante de la Grèce au Conseil de sécurité.

Une évolution importante pourrait alors intervenir : le Conseil pourrait utiliser des bulletins de couleur permettant de distinguer les votes des cinq membres permanents de ceux des dix membres élus. L’objectif serait de mieux identifier les éventuels blocages provenant du « P5 », sans révéler publiquement quel État a voté contre un candidat.

Cette étape sera particulièrement importante pour les candidats qui atteignent ou approchent les neuf voix favorables. En effet, obtenir neuf voix ne suffit pas si l’un des cinq membres permanents s’oppose à la candidature.

Les prochaines étapes après le vote du 29 septembre

Après ce quatrième vote, le processus devrait suivre plusieurs étapes :

  1. Poursuite des votes indicatifs.
    Le Conseil de sécurité devrait organiser un ou plusieurs nouveaux « straw polls » afin de mesurer l’évolution des soutiens et des oppositions. Un cinquième tour est notamment attendu en octobre.
  2. Apparition éventuelle des bulletins différenciés.
    À l’approche de la décision, les bulletins peuvent permettre de distinguer les positions des membres permanents et des membres élus. Cette étape permet de repérer les éventuels risques de veto.
  3. Recherche d’un candidat de consensus.
    Les membres du Conseil, et particulièrement les cinq permanents, devront parvenir à un accord politique sur un nom. Le processus peut encore évoluer, avec le retrait éventuel de candidats ou l’apparition d’une candidature de compromis. Les sources diplomatiques évoquent d’ailleurs la possibilité d’un candidat de consensus si aucun des prétendants actuels ne parvient à rassembler suffisamment de soutien.
  4. Recommandation officielle du Conseil de sécurité.
    Une fois l’accord trouvé, le Conseil adoptera formellement une recommandation en faveur d’un candidat. Cette recommandation doit obtenir au moins neuf voix favorables et ne pas faire l’objet d’un veto d’un membre permanent.
  5. Vote de l’Assemblée générale.
    Le candidat recommandé sera ensuite soumis aux 193 États membres de l’Assemblée générale des Nations unies, qui procédera à la nomination du prochain secrétaire général. Juridiquement, c’est l’Assemblée générale qui nomme le secrétaire général sur recommandation du Conseil de sécurité.
  6. Prise de fonctions.
    Le mandat d’António Guterres arrive à son terme le 31 décembre 2026. Le nouveau secrétaire général doit donc être désigné avant cette échéance afin de prendre ses fonctions au début de 2027.

Une course encore ouverte

Le quatrième vote ne clôt donc pas la compétition. Il dessine plutôt une nouvelle configuration : Grynspan franchit pour la première fois le cap des dix soutiens, Rodrigues-Birkett et Grossi atteignent huit, tandis que Macky Sall demeure à cinq voix favorables et neuf défavorables.

Pour le candidat soutenu par le Burundi, la prochaine bataille sera donc celle de la capacité à transformer des positions défavorables ou indécises en soutiens, tout en recherchant l’appui nécessaire auprès des membres permanents du Conseil de sécurité.

La décision finale ne se jouera toutefois pas uniquement sur le nombre de voix favorables dans les « straw polls ». Elle dépendra surtout de la capacité d’un candidat à réunir le minimum de neuf voix sans rencontrer l’opposition d’un membre permanent, avant de franchir l’étape de l’Assemblée générale.

À ce stade, la course reste donc ouverte, mais le quatrième vote du 29 septembre place clairement Rebeca Grynspan, Carolyn Rodrigues-Birkett et Rafael Grossi au centre de la dynamique des prochains tours, tandis que Macky Sall doit encore inverser une tendance défavorable pour revenir dans le jeu.

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10 commentaires

  1. Je me demande pourquoi Macky lui même ne se retire. Il est clair qu’il ne sera pas SG de l’ONU. Et le soutien fantaisiste de diomaye n’a servi à rien. Les sénégalais dans leur écrasante majorité ne supportent pas cette candidature farfelue.

  2. Si Macky n’est pas élu secrétaire général des nations-unies, quel bonheur pour nous qu’il vienne nous renvoyer dans l’opposition les deux incompétents que sont Sonko et Diomaye. A quelque chose malheur est bon. Nous souhaitons au président Sall un bon retour au pays et en 2029 inchallah il sera réélu président de la République.

  3. Temps que la course n’est terminée, il peut arriver à bon escient, et j’espère et souhaite qu’il soit élu SG DES ONU.

  4. Il recherche un refuge diplomatique, le pauvre poltron que sa conscience condamne en permanence pour ses bêtises commises lors de son magistère qu’il croyait éternel

  5. Heureusement que ce tueur en série et l’homme le plus corrompu du monde des diables macky sall n’est op sur le point de devenir le SG des nations unis🙏🙏

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