Course au Secrétariat général de l’ONU. Le deuxième sondage informel du Conseil de sécurité prévu le 21 août, les candidats jouent leur avenir. Et Macky Sall, en position délicate, mais pas définitivement hors course, doit sortir le grand jeu pour réussir la remontada face aux favoris.
La bataille pour la succession au poste de Secrétaire général des Nations unies entre dans une nouvelle phase.
Le Conseil de sécurité de l’ONU organisera, le 21 août prochain, son deuxième sondage informel destiné à mesurer les rapports de force entre les candidats en lice.
Un exercice hautement stratégique, même s’il ne constitue pas encore un vote officiel, mais qui permet déjà de dégager les tendances et de révéler les favoris.
Après un premier tour d’observation, les prétendants au fauteuil de « patron » de l’organisation internationale savent que chaque voix compte. Les résultats de ce nouveau sondage pourraient confirmer certaines dynamiques ou, au contraire, redistribuer les cartes.
Un premier tour riche en enseignements
Lors du premier sondage informel, plusieurs candidatures ont réussi à se positionner, tandis que d’autres ont enregistré des signaux moins favorables. Dans ce processus particulier, les membres du Conseil de sécurité indiquent leur appréciation à travers trois catégories : « encouragé », « découragé » ou « sans opinion ».
Traditionnellement, un candidat qui recueille un nombre important de mentions « encouragé » prend une avance politique, alors qu’un volume élevé de « découragé » peut fragiliser ses chances.
Ce n’est pas une élection classique. Le Conseil de sécurité cherche d’abord un consensus autour d’un profil capable de réunir les grandes puissances.
Les cartes peuvent encore être rebattues
À ce stade de la compétition, aucun candidat ne peut véritablement crier victoire. L’histoire des précédentes courses au poste de Secrétaire général montre que les rapports de force peuvent évoluer rapidement entre les différents tours.
Certains candidats, moins bien placés lors du premier sondage, peuvent encore espérer inverser la tendance grâce aux négociations diplomatiques, au soutien régional ou à leur capacité à convaincre les membres permanents du Conseil de sécurité : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Dans cette course, dit-on, un mauvais départ n’est pas forcément synonyme d’élimination. Il faut savoir construire des alliances et rassurer les grandes puissances.
La règle du consensus et le poids des cinq permanents
Le futur Secrétaire général devra non seulement obtenir une majorité au Conseil de sécurité, mais surtout éviter un veto d’un des cinq membres permanents. Cette réalité donne une importance particulière aux négociations en coulisses.
Un candidat bénéficiant d’un fort soutien régional peut ainsi être bloqué par une puissance influente, tandis qu’un profil jugé plus consensuel peut progressivement gagner du terrain.
Un scrutin sous haute tension
Le deuxième sondage du 21 août sera donc un test majeur. Les candidats chercheront à transformer leurs soutiens déclarés en véritables garanties diplomatiques.
Pour les mieux classés lors du premier tour, l’objectif sera de consolider leur avance et de convaincre les indécis.
Pour ceux qui accusent un retard, il faudra créer un nouveau momentum, multiplier les consultations et démontrer leur capacité à incarner une ONU confrontée à de nombreux défis : crises géopolitiques, conflits armés, changement climatique, pauvreté et tensions entre grandes puissances.
À quelques semaines des prochaines étapes décisives, la course reste ouverte. Comme le résume un diplomate : « À l’ONU, le favori d’aujourd’hui n’est pas toujours le gagnant de demain. La dernière ligne droite se joue souvent dans les couloirs du Conseil de sécurité. »
Premier tour : Rebeca Grynspan prend les commandes
La candidate du Costa Rica, Rebeca Grynspan, arrive en tête avec 10 voix d’encouragement. Elle devance la Guyanaise Carolyn Rodrigues-Birkett, créditée de 9 soutiens, et l’Argentin Rafael Grossi, qui obtient 7 voix favorables.
Derrière ce trio de tête, la bataille reste ouverte avec des candidats expérimentés comme l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l’Ougandais Olara Otunnu et le Sénégalais Macky Sall (6 voix d’encouragement, 7 voix défavorables et 2 abstentions).
Même si la route reste parsemée d’embuches, pour Macky Sall, l’enjeu est clair : transformer son expérience internationale, son passage à la tête de l’Union africaine et son réseau diplomatique en arguments pour séduire davantage de membres du Conseil.

Il y a quelques un dans la presse Sénégalaise qui cherche à vendre des chimères.
Bou guinar sakhé aye 🦷🦷🦷🦷, votre assassin là, monsieur 3eme mandat, reporteur des élections pour être Sg de l’onu.
Jamais un nègre pareil va gagner