La CPI dénonce une atteinte à la justice des victimes après les sanctions américaines

Jeudi, la Cour pénale internationale (CPI) a dénoncé les nouvelles sanctions américaines visant sa présidente, la juge japonaise Tomoko Akane, ainsi que le Sénégalais Abdoulaye Sèye, premier substitut du Procureur.

La controverse sur les sanctions américaines contre la CPI s’inscrit dans une série de mesures qui touchent désormais neuf des 18 juges de la juridiction, deux Procureurs adjoints, un ancien Procureur et un membre du personnel.

Dans une déclaration citée par AgenceAfrique, la Présidence de l’Assemblée des États Parties estime que ces décisions portent atteinte à l’indépendance de la Cour et cherchent à entraver le travail de ses magistrats et de son personnel. La CPI affirme que sa mission consiste à enquêter sur les crimes les plus graves et à les juger.

Les sanctions comprennent le gel d’éventuels avoirs aux États-Unis et l’interdiction d’accès au territoire américain. Washington justifie cette décision par son opposition aux enquêtes menées par la juridiction sur Israël et sur des ressortissants d’États non membres du Statut de Rome.

La Cour soutient que ces pressions réduisent aussi la capacité des victimes à obtenir justice, celles-ci saisissant la juridiction lorsque les voies de recours disponibles ont été épuisées. Elle réaffirme son soutien à son personnel et aux victimes, ainsi que sa volonté de poursuivre son mandat de manière impartiale et indépendante.

Le Sénégal a, pour sa part, exprimé sa pleine solidarité à Abdoulaye Sèye et aux autres responsables de la CPI ciblés par les mesures américaines.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « gravement préoccupé » par les nouvelles sanctions américaines et a rappelé que les Nations unies considèrent la CPI comme un pilier essentiel de la justice pénale internationale.

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