La Cour pénale internationale (CPI) affirme maintenir ses activités malgré l’annonce de nouvelles mesures américaines. Dans un communiqué publié le 19 août, elle qualifie ces décisions d’attaque contre l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale.
La juridiction estime que les sanctions américaines contre la CPI sont contraires à l’État de droit. Elle avertit qu’elles peuvent fragiliser l’ordre judiciaire international et l’accès des victimes à la justice. Comme l’écrit la Cour, son mandat sera poursuivi « en toute indépendance », avec l’appui de ses États parties.
Cette réaction intervient après une décision du département d’État américain dévoilée le 18 août 2026, a rapporté pressafrik. Le secrétaire d’État Marco Rubio a accusé la CPI d’être une institution « supranationale corrompue et fatalement politisée », lui reprochant de viser des ressortissants de pays qui ne sont pas parties au Statut de Rome.
La pression de Washington s’inscrit plus largement dans sa riposte aux initiatives internationales liées au conflit au Proche-Orient. L’administration américaine a aussi imposé des sanctions financières à des responsables de l’ONU et à des magistrats de la CPI. Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la Palestine, a notamment été visée par un gel de ses avoirs après l’envoi de courriers confidentiels aux géants de la technologie.
Le décret présidentiel 14203 cible officiellement la présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, ainsi que le premier substitut du Procureur, Abdoulaye Seye. Le nombre de juges soumis à des sanctions américaines atteint désormais neuf, auxquels s’ajoutent plusieurs procureurs et membres du personnel.
L’administration Trump présente cette démarche comme une campagne destinée à démanteler la menace que représenterait la juridiction et demande aux autres pays de suspendre son financement ainsi que leur participation à l’institution.
La CPI indique qu’elle continuera d’exercer sa mission au service des victimes de crimes internationaux.
