Comment le Port autonome de Dakar peut-il consolider sa position de hub logistique face à la concurrence grandissante des ports ouest-africains ?
Dans une tribune publiée sur leral, Alboury Diop, cadre au Port, adresse au directeur général Doun Pathé Mbengue une série de réformes structurantes destinées à bâtir un « Port Bu Bess », au service de la souveraineté logistique du Sénégal.
Le document détaille huit axes : révision de la gouvernance et modernisation de l’organisation, audit exhaustif des contrats de concession pour préserver les intérêts stratégiques, mise aux normes internationales des infrastructures de débarquement, accélération du port de Ndayane avec indemnisation des populations concernées, renforcement du dialogue social et finalisation de la convention collective, révision concertée du Pacte de Saly, reconquête des trafics de transit notamment via le corridor malien, et développement d’une logistique multimodale intégrant le projet ferroviaire interne et les ports secs.
Ces propositions, qui visent à rationaliser les charges et optimiser les effectifs, s’inscrivent dans un contexte où le Port de Dakar vient d’enregistrer un bénéfice de 27 milliards FCFA en 2025, tout en étant classé meilleur port à conteneurs d’Afrique subsaharienne selon l’indice CPPI de la Banque mondiale et S&P Global.
Le projet de Ndayane, déjà évoqué lors d’un échange en mai 2026 entre le président Bassirou Diomaye Faye et le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, représente un levier clé pour désengorger les installations actuelles et capter de nouveaux trafics.
Alboury Diop estime qu’une gouvernance modernisée et une logistique intégrée permettraient de restaurer les volumes de transit, notamment sur le corridor malien, et de renforcer l’attractivité du PAD face aux ports concurrents de la sous-région.
Le Port autonome de Dakar a été classé premier port à conteneurs d’Afrique subsaharienne en 2025 par l’indice CPPI de la Banque mondiale et S&P Global.
