Programme de 2,2 milliards de dollars : Le FMI dévoile ses priorités pour le Sénégal

Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus à un accord au niveau des services du Fonds, qui devrait ouvrir la voie à un programme d’un montant de 2,2 milliards de dollars. Les contours de cet accord ont été précisés par Julie Kozack, Directrice de la communication du FMI, lors d’un échange avec la presse.

Selon la responsable du Fonds, le programme actuellement en discussion repose sur plusieurs axes destinés notamment à rétablir les équilibres des finances publiques et à renforcer la gouvernance économique du Sénégal.

Rétablir la viabilité des finances publiques

Le premier axe porte sur le rétablissement de la viabilité des finances publiques. La stratégie budgétaire devrait ainsi s’appuyer sur une meilleure mobilisation des ressources intérieures, une rationalisation des dépenses et un renforcement des filets de protection sociale.

L’objectif, explique Julie Kozack, est de permettre au Sénégal de retrouver progressivement des marges de manœuvre budgétaires tout en préservant les dispositifs de protection destinés aux populations.

Une nouvelle stratégie de mobilisation des recettes

Le deuxième volet concerne les réformes structurelles, appelées notamment à soutenir la stratégie budgétaire.

Dans ce cadre, les autorités sénégalaises prévoient d’adopter, en 2027, une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme. Celle-ci devra préciser les moyens permettant d’accroître progressivement les recettes fiscales afin de dégager de nouvelles marges pour financer les dépenses jugées prioritaires.

La gouvernance des finances publiques au cœur des réformes

Le programme prévoit également un renforcement de la gouvernance des finances publiques. Parmi les priorités annoncées figurent une meilleure gestion de la dette, un suivi plus rigoureux des arriérés intérieurs ainsi qu’un renforcement de la supervision des entreprises publiques.

Ces mesures doivent contribuer à améliorer la gestion financière de l’État et à renforcer le cadre de gouvernance des finances publiques.

Miser davantage sur le secteur privé

Autre composante du programme : la mise en œuvre de réformes destinées à favoriser une croissance davantage tirée par le secteur privé.

Le FMI prévoit notamment des mesures visant à améliorer l’environnement des affaires et à promouvoir l’inclusion financière. L’ambition est de permettre à un plus grand nombre de Sénégalais d’accéder au système financier afin de pouvoir entreprendre ou développer des activités économiques.

Pour Julie Kozack, l’ensemble de ces mesures doit contribuer à soutenir l’économie sénégalaise, à améliorer le niveau de vie des populations et à rendre l’économie « plus robuste et plus inclusive ».

L’accord au niveau des services du FMI constitue ainsi une étape vers la mise en place du nouveau programme financier, dont le montant annoncé est de 2,2 milliards de dollars.

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