Alors que le Sénégal cherche à redresser ses finances publiques et à relancer son économie, l’accord conclu avec le Fonds monétaire international suscite l’approbation de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.
L’accord prévoit la mobilisation de 1 243 milliards de francs CFA, soit environ 2,2 milliards de dollars, sur trois ans via la Facilité élargie de crédit. Ce dispositif doit contribuer à la stabilisation macroéconomique et budgétaire du pays, alors qu’un nouvel accord était jugé indispensable pour restaurer la confiance et accompagner une éventuelle restructuration de la dette.
Le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a salué cette avancée comme un « signal fort » pour la stabilité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Sa mise en œuvre pourrait renforcer la confiance, consolider l’économie et soutenir le secteur bancaire régional grâce à l’appui des partenaires extérieurs.
La banque centrale maintient toutefois une « prudence constructive ». Elle souhaite attendre la conclusion complète des échanges avant d’examiner les mécanismes retenus, en particulier le traitement de la dette souveraine. Jean-Claude Kassi Brou a assuré que l’institution suivrait l’évolution du processus et accompagnerait les réformes engagées.
Le président Bassirou Diomaye Faye a salué l’accord tout en demandant au gouvernement de privilégier l’action, les réalisations et les résultats. Cette exigence rejoint l’appel du Carrefour citoyen des Républicains unis de Bounama Tall à protéger les ménages, afin que l’assainissement des comptes publics ne pèse pas davantage sur les populations.
La mission du FMI à Dakar, conduite par Mercedes Vera Martin du 19 août au 1er septembre 2026, a ainsi placé au cœur des discussions le financement du redressement sénégalais, mais aussi ses conditions sociales et ses effets sur la dette.
La déclaration a été faite à l’issue de la troisième réunion du comité de politique monétaire de l’institut d’émission commun aux États membres de l’UEMOA, selon l’APS.
