Badara Gadiaga demande à Ousmane Sonko de « se taire »

Sur le plateau de Jakarlo, diffusé par TFM, Badara Gadiaga a consacré une longue séquence à Ousmane Sonko. Le chroniqueur a contesté la gestion de l’ancien Premier ministre et son rôle actuel à la présidence de l’Assemblée nationale.

Badara Gadiaga estime que certaines déclarations économiques de l’ancien chef du gouvernement ont été guidées par des considérations électorales. Il lui reproche notamment d’avoir, selon son analyse, sacrifié les intérêts du Sénégal pour remporter des élections. Il affirme aussi que les conséquences de ces prises de parole pèsent sur la situation actuelle du pays.

Le chroniqueur a évoqué le plan de redressement présenté par les nouvelles autorités et les besoins de financement évalués à plusieurs milliers de milliards de francs CFA. Il s’est interrogé sur la capacité du gouvernement à mobiliser ces ressources. Il a également cité le ministre des Finances Cheikh Diba, en estimant que les techniciens de l’État avaient apporté certaines réponses aux difficultés économiques.

Les critiques ont aussi porté sur les dépenses engagées pendant le passage de Sonko à la Primature, notamment l’acquisition de véhicules de luxe, dont des Maybach. Badara Gadiaga a présenté ces choix comme un détournement d’objectif et a estimé que des fonds auraient pu être affectés à d’autres priorités, notamment en Casamance. En août 2026, Lansana Gagny Sakho avait lui aussi accusé l’ancien chef du gouvernement d’avoir utilisé des fonds destinés aux réfugiés de Casamance pour acheter des véhicules, tout en qualifiant cette pratique d’immorale.

À propos de la présidence de l’Assemblée nationale, le chroniqueur a contesté la légitimité politique de Sonko et l’a accusé de multiplier les initiatives législatives susceptibles d’être censurées par le Conseil constitutionnel. Il l’a successivement qualifié d’ancien opposant « pilleur » et « casseur », d’ancien Premier ministre « jouisseur » et « détourneur », puis de président de l’Assemblée nationale « usurpateur » et « saboteur ».

« Cet ancien opposant, pilleur, casseur, cet ancien Premier ministre, jouisseur, détourneur, actuel président de l’Assemblée nationale, usurpateur et saboteur, doit se taire », a déclaré Badara Gadiaga. Il a aussi critiqué les rémunérations accordées à certains responsables alors que la population traverse une période économiquement difficile.

Dans cette intervention rapportée par dakaractu, le chroniqueur a enfin tourné en dérision les débats autour du reporting, de la restructuration et du traitement de la dette. Il a employé plusieurs expressions ironiques en wolof pour dénoncer ce qu’il considère comme un débat sémantique sur les finances publiques.

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2 commentaires

  1. C’est pas parce qu’on a une grande gueule qu’on dit la vérité, sinon l’âne serait le plus véridique sur cette terre.

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