Lors d’une session d’échanges tenue jeudi avec les médias, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a présenté la nouvelle trajectoire économique et financière du Sénégal, après l’accord au niveau des services conclu avec le Fonds monétaire international. Cet accord ouvre la voie à un prêt de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), dans un contexte où Dakar cherche à desserrer la pression sur ses finances publiques.
L’État prévoit de poursuivre la mobilisation de ressources sur le marché financier. Trois appels publics à l’épargne doivent être lancés avant la fin de l’année, dont une opération Sukuk. Le montant attendu est estimé à environ 200 milliards de FCFA pour chacune de ces émissions.
Cette programmation a déjà été largement dépassée lors de la première opération de 2026. Prévu à 200 milliards de FCFA, l’appel public à l’épargne mené du 26 février au 26 mars a finalement mobilisé 304,15 milliards, soit un taux de couverture de 152 %. Les fonds doivent servir à financer les dépenses budgétaires et la gestion active de la dette publique, donnant à l’État une marge de manœuvre supérieure à celle initialement anticipée.
Cette programmation, rapportée par dakar92, a été annoncée par Elhadji Alioune Diouf, directeur des marchés des capitaux à la Direction générale des financements et de la Dette. Dans cette séquence, l’accès à des ressources concessionnelles, facilité par l’accord avec le FMI, pourrait également permettre au Sénégal de bénéficier de conditions de financement plus favorables.
L'actualité du Sénégal dans votre poche
Téléchargez l'app gratuite et suivez l'info en temps réel.
Lisez Senego sans publicité.
Senego vit grâce à ses lecteurs, pas grâce aux annonceurs. Abonnez-vous : plus aucune publicité, sur le site comme sur l'application.
Elhadji Alioune Diouf a expliqué que les négociations avec le FMI avaient été suivies d’un abaissement des taux, après une période de durcissement des conditions de levée de fonds. Il a aussi indiqué que le Ptds ne constituait pas une restructuration de la dette.
Selon lui, le Sénégal a ciblé les engagements qui pesaient le plus sur la soutenabilité de ses finances, sans intégrer le tiers de sa dette. La dette libellée en FCFA, estimée à 9 100 milliards, est exclue du champ d’exécution.




Un appel du pied à Pastef diaspora (rires) !
Ceci ne devrait pas poser de problèmes car le Sénégal dans son ensemble est Dioumayien et la diaspora Dioumayène.