Le droit de suffrage se retrouve au centre des inquiétudes exprimées par Ndiaga Sylla dans le débat politique sénégalais.
La prise de position de Ndiaga Sylla sur les élections intervient alors que les camps politiques chercheraient, selon lui, à éviter d’assumer l’initiative d’un report. Comme l’écrit Senegal7, chaque camp miserait sur les calculs politiques pour laisser cette responsabilité à l’autre.
Cette prudence s’inscrit dans un paysage politique en pleine recomposition. Plus de soixante partis et mouvements ont été absorbés par le Pastef lors de son congrès du 6 juin 2026, tandis que le président a annoncé, le 4 juillet, la création de Kiiraay devant 306 maires ralliés. Entre ces deux pôles, les micro-partis n’ont plus vraiment le choix : s’aligner ou disparaître. Dans ce contexte, l’expert électoral estime que les calculs d’appareil conduisent à négliger l’essentiel et à porter atteinte au droit de vote. Il affirme que ni la majorité ni l’opposition ne semblent réellement disposées à se rendre aux urnes.
