La Namibie se tourne vers la Russie pour son développement nucléaire

La Namibie, reconnue comme l’un des plus grands producteurs d’uranium en Afrique, envisage de renforcer sa coopération avec la Russie pour la construction d’une centrale nucléaire. Cette intention a été exprimée lors de la visite officielle du vice-Premier ministre russe, Yuri Trutnev, qui a eu des entretiens avec la présidente namibienne, Netumbo Nandi-Ndaitwah, à Windhoek, la capitale.
Après cette rencontre, Alfredo Hengari, porte-parole de la présidence namibienne, a déclaré à la presse que les discussions ont porté sur l’énergie et le commerce bilatéraux. Il a spécifiquement mentionné l’importance de cette collaboration dans l’énergie en soulignant : « La Namibie est un pays riche en uranium, et la Russie est un acteur clé dans le secteur de l’énergie nucléaire. »
D’autre part, il a été souligné par la présidente Nandi-Ndaitwah qu’exporter de l’uranium sans le transformer n’était pas économiquement viable, une opinion à laquelle Yuri Trutnev a adhéré en se déclarant ouvert à divers types de coopération.
La Namibie, déjà un acteur majeur dans la production d’uranium en Afrique, a également découvert des réserves de pétrole sur ses côtes atlantiques. Cette découverte promet de transformer le pays en un producteur important de pétrole sur le continent à l’avenir. Cette dynamique évolutive fait suite aux dernières élections générales au cours desquelles Netumbo Nandi-Ndaitwah est devenue la première femme présidente de la Namibie, marquant ainsi un changement stratégique dans la politique étrangère du pays.
Depuis cette transition politique, la Namibie semble s’éloigner des puissances occidentales en renforçant ses liens avec la Chine et la Russie. L’ajout de restrictions sur les visas pour plus de 30 pays, comprenant l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et divers pays européens, souligne ce changement d’orientation. Ces informations ont été publiées par nos confrères d’Anadolu.