Les pays africains font face à des pressions budgétaires croissantes. Au Sénégal, le déficit budgétaire a atteint 12,3% du Produit intérieur brut en 2024, dépassant largement la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 3%. La dette publique brute, elle, s’établit à 119% du PIB. Dans ce contexte, l’amélioration de la gouvernance budgétaire devient une nécessité.
C’est dans cette optique qu’International Budget Partnership (IBP) a officiellement lancé son bureau régional pour l’Afrique francophone, basé à Dakar. Cette plateforme vise à accompagner les gouvernements, les institutions de contrôle, la société civile et les partenaires techniques dans 11 pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Madagascar, Mali, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo.
Concrètement, IBP Afrique Francophone veut renforcer la transparence budgétaire, la participation citoyenne et la redevabilité des finances publiques. En favorisant le partage d’expériences et la production de données probantes, le bureau régional entend accélérer les réformes pour que les budgets deviennent un levier de développement inclusif.
Le lancement a été marqué par un webinaire intitulé « Lancement du Bureau Régional d’IBP en Afrique francophone : Pour des systèmes budgétaires qui profitent à tous ! ». Maleine Amadou Niang, directeur régional, a souligné que les pays francophones partagent des cadres institutionnels communs mais aussi des défis similaires en matière de transparence. « Nous faisons le pari que les progrès seront plus rapides lorsque les acteurs de la réforme pourront apprendre les uns des autres et agir ensemble », a-t-il déclaré.
L’ouverture de ce bureau régional a été annoncée par IBP et relayée par Agenceecofin. Selon les résultats de l’Enquête sur le budget ouvert, les pays d’Afrique subsaharienne montrent des avancées encourageantes, mais les défis restent nombreux pour atteindre une gestion exemplaire des deniers publics.
