Les finances publiques sénégalaises traversent-elles une zone de tension ou un moment de consolidation ? Devant les députés, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a présenté un tableau qu’il estime rassurant lors de la clôture des auditions ministérielles à l’Assemblée nationale.
Le point le plus marquant concerne les recettes du budget général de l’État. Elles ont atteint 4 477,1 milliards de FCFA en 2025, avec une progression de 11,8 % par rapport à 2024, comme l’écrit Le Soleil dans les informations reprises sur cette intervention, également relayées par Xalima. Pour le ministre, cette évolution reflète une meilleure mobilisation des ressources publiques.
Dans le même temps, Cheikh Diba a indiqué que les régies financières ont enregistré des résultats supérieurs à leurs objectifs au premier trimestre de 2026. Il a cité notamment les Douanes et les Impôts. Ce décalage entre un contexte économique présenté comme exigeant et des performances en hausse constitue le message central porté par le ministre devant les parlementaires.
Autre annonce faite au cours de cette intervention : la préparation prochaine d’une loi de finances rectificative. D’après les explications du ministre, ce texte doit permettre de revoir les équilibres budgétaires de l’État en tenant compte des nouvelles réalités économiques et financières du pays.
Cette prise de parole intervient alors que les autorités cherchent à conforter l’opinion sur la stabilité des finances publiques. À travers ces chiffres et cette perspective de réajustement budgétaire, le gouvernement veut aussi montrer sa capacité à tenir ses engagements malgré les défis économiques évoqués dans ce contexte.