DPG : Fatoumata Niang salue le cap tracé par le Premier ministre pour un Sénégal « qui se redresse sans se renier »

La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre continue de susciter des réactions dans les rangs de la majorité. Fatoumata Niang, membre de la Task Force Kiiraay, livre une lecture favorable de l’exercice et estime que le chef du Gouvernement a posé les bases d’un « Sénégal qui se redresse sans se renier ».

Dans une analyse consacrée à la DPG, Fatoumata Niang revient d’abord sur la portée institutionnelle de cet exercice prévu par l’article 55 de la Constitution. Elle y voit à la fois un « rituel républicain » et un test de clarté, de cohérence et de responsabilité pour le Gouvernement.

Selon elle, le Premier ministre a surtout évité de tomber dans une succession de promesses en structurant son intervention autour de quatre grandes orientations : les contraintes auxquelles le pays est confronté, le redressement économique, les projets catalytiques et le rôle du secteur privé, ainsi que la méthode devant conduire l’action publique jusqu’à l’horizon 2050.

Les contraintes du pays assumées

Pour Fatoumata Niang, l’un des points forts de la DPG réside dans la reconnaissance explicite des difficultés structurelles du Sénégal.

Elle relève notamment les contraintes liées au contrat social, aux finances publiques, à la démographie, aux lourdeurs administratives et institutionnelles, au changement climatique, à l’environnement des affaires et à la situation géostratégique régionale.

La question démographique occupe une place particulière dans son analyse. Avec une population très jeune, le Sénégal dispose, selon elle, d’un potentiel important, mais doit rapidement transformer cette jeunesse en force économique à travers l’emploi, la formation et l’accès aux services sociaux.

Elle cite notamment les coopératives agricoles communautaires, les agropoles et le programme national de bourses de sécurité familiale parmi les réponses annoncées.

Sur la dette et les déficits publics, Fatoumata Niang estime également que le Gouvernement fait le choix de regarder la situation héritée en face. Elle considère que la reconnaissance de ces contraintes doit servir de base à une stratégie de redressement et au traitement de la dette, ainsi qu’à la recherche d’un accord avec le FMI.

L’unité nationale comme préalable au redressement

Autre élément mis en avant par la membre de la Task Force Kiiraay : l’appel du Premier ministre à l’apaisement du débat public.

Fatoumata Niang souligne que la DPG n’a pas commencé par les seuls indicateurs économiques. Le chef du Gouvernement a également insisté sur le respect des principes, la responsabilité et le rejet des clivages politiques extrêmes ainsi que de la violence verbale.

Une orientation qu’elle juge déterminante pour restaurer le contrat social.

« Appartenir à un camp plutôt qu’à un autre ne devrait jamais signifier vouloir affaiblir son propre pays », estime-t-elle, appelant ainsi à dépasser les divisions partisanes pour privilégier l’intérêt général.

Pour elle, cette cohésion constitue un élément essentiel de la réussite des réformes économiques, notamment l’assainissement des finances publiques, l’apurement des arriérés dus aux entreprises et la réforme des subventions énergétiques.

Quinze projets pour privilégier l’exécution

Fatoumata Niang salue également le choix d’une approche plus sélective concernant les grands projets.

Elle cite notamment le développement du gaz de Yakaar-Teranga, le réseau gazier national, la modernisation du raffinage, le hub minier de Kédougou, le Grand Transfert d’Eau, la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda, les hôpitaux régionaux et encore le cluster pharmaceutique.

À ses yeux, la logique affichée par le Premier ministre est claire : privilégier la réalisation effective d’un nombre limité de projets plutôt que de multiplier les annonces sans garantie d’exécution.

Elle insiste particulièrement sur la place accordée au secteur privé national. Celui-ci ne devrait plus, selon elle, être considéré comme une simple variable d’ajustement des finances publiques, mais comme un véritable partenaire du développement.

L’initiative « Sunu Champions », le renforcement des garanties de financement et la réservation d’une partie de la commande publique aux entreprises locales sont ainsi présentés comme des leviers permettant de faire émerger des champions nationaux.

« Prioriser, financer autrement, exécuter, mesurer »

Dans son analyse, Fatoumata Niang accorde enfin une importance particulière à la méthode annoncée par le Gouvernement.

Elle retient six verbes : « prioriser, financer autrement, exécuter, mesurer, dialoguer, rendre compte ».

La membre de la Task Force Kiiraay met notamment en avant l’engagement annoncé de lier chaque ministre à une lettre de mission publique et de renforcer l’évaluation des projets et de l’utilisation des ressources publiques.

Pour elle, cette démarche place la stabilité institutionnelle, macroéconomique et sociale au cœur de l’action gouvernementale.

« Travailler tous ensemble pour un Sénégal qui gagne »

Au terme de son analyse, Fatoumata Niang considère que cette DPG ne constitue pas une rupture avec le Référentiel Sénégal 2050, mais plutôt une volonté d’adapter sa mise en œuvre aux contraintes auxquelles le pays est confronté.

Elle retient surtout une ambition : « dire la vérité des chiffres sans renoncer à l’ambition, nommer les défis sans s’y résigner ».

Le redressement du Sénégal, estime-t-elle, ne pourra toutefois pas être porté uniquement par le Gouvernement. Il devra, selon elle, reposer sur une mobilisation collective et un dépassement des clivages.

« Restons dans cette logique : celle de travailler tous ensemble, au-delà des clivages, pour un Sénégal qui gagne et pour un héritage digne d’être transmis à la génération future », conclut Fatoumata Niang.

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Un commentaire

  1. C’est ce genre de femme qui a mis la république à terre et ceci depuis sous macky sall une foutaise de bordel toque mouye dokh

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