À l’occasion de la célébration du centenaire de Maître Abdoulaye Wade, organisée samedi à Diourbel sous le Haut Patronage du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a profité de cette tribune pour lancer un appel en faveur du retour de Karim Meïssa Wade au Sénégal.
Prenant la parole, Bassirou Ndiaye, membre du Comité directeur du PDS et président de la Commission Plan, coopération décentralisée et partenariat de la commune de Diourbel, a d’abord rendu hommage à l’ancien chef de l’État, présenté comme une figure majeure de l’histoire politique et démocratique du Sénégal.
« Maître Abdoulaye WADE n’appartient pas seulement au Parti démocratique sénégalais qu’il a fondé en 1974. Il appartient au Sénégal tout entier », a-t-il déclaré, saluant le parcours de l’ancien président, son combat pour l’alternance démocratique et son action à la tête du pays de 2000 à 2012.
Mais derrière l’hommage, le responsable libéral a également porté un message politique à l’endroit du chef de l’État.
Au nom de l’attachement du PDS à l’État de droit, Bassirou Ndiaye a appelé Bassirou Diomaye Faye à œuvrer pour le retour de Karim Wade, candidat du parti à la présidentielle, toujours éloigné du Sénégal.
« Un seul acteur politique en est empêché : Karim Meïssa Wade, candidat du Parti démocratique sénégalais, fils de celui que nous célébrons aujourd’hui », a-t-il regretté.
S’appuyant sur les recommandations attribuées au Comité des droits de l’Homme des Nations unies concernant la procédure judiciaire ayant conduit à la condamnation de Karim Wade, le responsable du PDS a estimé que la question dépassait le cadre d’une simple revendication partisane.
« Ce n’est pas une querelle partisane que nous portons ici. C’est un appel à la justice, à la réconciliation nationale et à la pleine application de nos engagements internationaux », a-t-il insisté.
Bassirou Ndiaye a ainsi invité le président de la République à traduire en actes ses engagements en faveur de la rupture et de la justice.
« Permettre le retour de Karim WADE sur la terre de ses ancêtres, corriger les injustices qu’il a subies, ce serait donner un sens concret à cette promesse de rupture et de justice », a-t-il soutenu.
Tout en se présentant comme un partenaire potentiel pour les grands chantiers nationaux, le PDS a toutefois posé une condition politique à toute dynamique de rassemblement.
« Aucune dynamique de rassemblement autour des institutions ne saurait être pleinement crédible tant que notre candidat, notre leader, le fils de Maître Abdoulaye WADE, demeure éloigné de son pays », a martelé le responsable libéral.
En dernière instance, Bassirou Ndiaye a appelé à faire du centenaire de l’ancien président un moment de réconciliation nationale.
« Puisse ce centenaire être aussi le moment d’une réconciliation véritable, où la justice, la loi et l’esprit républicain permettront enfin à son fils de retrouver la terre qui l’a vu naître », a-t-il ajouté.

Entièrement d’accord ! Offrons un triomphe à Karim Wade pour son grand retour. Puisque le Sénégal ne distribue plus de « visas d’entrée » à ses propres politiciens, soyons cohérents et allons jusqu’au bout du ridicule : finissons-en avec le calvaire de nos « exilés » de luxe.
Il n’y a plus aucune raison de laisser les Doudou Ka, Madiambal Diagne, Doro Gaye, Mame Mbaye Niang et tant d’autres condamnés à cette apatridie imaginaire. Que ces illustres enfants de la patrie nous reviennent !
Après tout, la réconciliation et le pardon sauce Ndiaganiaw sont en open bar, alors profitons-en avant qu’elle ne tarisse.