Centenaire d’Abdoulaye Wade : Diomaye Faye salue « un homme de combat, jamais de rancune »

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rendu un vibrant hommage à Abdoulaye Wade à l’occasion de la célébration de son centième anniversaire, jeudi au Grand Théâtre national de Dakar. Devant d’anciennes et actuelles autorités, des responsables politiques, des diplomates et des membres de la famille Wade, le chef de l’État a présenté l’ancien président comme une figure qui dépasse désormais les clivages partisans pour entrer dans le patrimoine national.

Bassirou Diomaye Faye a livré une confidence sur un récent échange téléphonique avec l’ancien chef de l’État. « J’avais l’impression d’écouter un homme de trente ans, animé encore par l’envie d’accomplir de grandes choses », a-t-il confié, rapportant la réponse de Wade sur son état de santé : « À part quelques petits maux liés à l’âge, je me porte bien. »

Pour le président sénégalais, la trajectoire d’Abdoulaye Wade est celle d’un homme qui a traversé plusieurs époques de l’histoire du Sénégal. « Cet enfant, né sous le ciel d’un pays qui n’était pas encore libre, ignore qu’il vivra plusieurs époques. Il ignore qu’il verra tomber un empire, naître une nation et qu’il présidera un jour à sa destinée », a-t-il déclaré, avant d’affirmer : « Cet enfant, c’est Abdoulaye Wade. »

Un héritage national

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la portée nationale de l’hommage rendu à l’ancien président. « Le président Wade n’appartient plus au seul PDS, ni à ceux qui l’ont aimé, ni même à ceux qui l’ont combattu. Il appartient désormais au patrimoine de notre nation », a-t-il soutenu.

Selon lui, l’histoire retiendra avant tout plusieurs vertus incarnées par l’ancien chef de l’État. La première est la patience. Évoquant les quatre défaites présidentielles subies par Wade avant son accession au pouvoir en 2000, le chef de l’État a salué sa capacité à persévérer malgré les revers.

« Quatre défaites qui auraient brisé un homme ordinaire ou l’auraient conduit au renoncement. Mais Abdoulaye Wade avait fait un autre choix : celui de persévérer », a-t-il rappelé.

Une leçon de démocratie

Le président Faye a également mis en avant la contribution de Wade à l’enracinement démocratique du Sénégal. Revenant sur l’alternance politique, il a souligné que « deux hommes que tout opposait, Abdoulaye Wade et Abdou Diouf, écrivirent ensemble ce jour-là l’une des plus belles pages de notre histoire, celle où le pouvoir se transmet par la seule volonté du peuple et dans la grandeur ».

Il a insisté sur la nécessité de préserver cet héritage démocratique : « La démocratie n’est pas un butin que l’on arrache et que l’on garde jalousement. La démocratie, c’est une flamme que l’on se passe de main en main et qu’il ne faut jamais laisser s’éteindre. »

Dans le même esprit, il a défendu une vision apaisée de l’engagement politique. « L’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi », a-t-il affirmé, estimant que les désaccords politiques ne doivent jamais remettre en cause la cohésion nationale.

Le savoir, l’Afrique et l’ambition

Bassirou Diomaye Faye a également salué le parcours intellectuel exceptionnel de l’ancien président, depuis l’école William Ponty jusqu’à ses doctorats en droit et en économie, en passant par sa carrière universitaire et d’avocat.

Il a rappelé son engagement précoce dans les grands débats intellectuels africains aux côtés de personnalités telles que Alioune Diop, Léopold Sédar Senghor et Cheikh Anta Diop.

« Le savoir n’était pas un ornement mais une arme, et bien mieux encore, la première des libertés à conquérir », a-t-il souligné, en présentant Wade comme un homme ayant toujours placé son intelligence au service d’une cause plus grande que lui-même : le Sénégal et l’Afrique.

Le bâtisseur

Le chef de l’État a également insisté sur l’ambition portée par Abdoulaye Wade pour son pays. Selon lui, l’ancien président a toujours refusé le fatalisme et le « misérabilisme », convaincu que « la rareté des moyens n’excuse jamais la pauvreté des ambitions ».

Il a notamment cité les investissements réalisés dans l’éducation ainsi que plusieurs infrastructures emblématiques telles que le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose, le Musée des Civilisations Noires et le Monument de la Renaissance africaine.

« Les grandes œuvres divisent toujours en leur temps », a-t-il observé, estimant que ces réalisations répondaient à une même conviction : celle que « ce pays méritait de voir grand ».

« Le Sénégal n’a pas fini d’apprendre de vous »

Dans la dernière partie de son discours, Bassirou Diomaye Faye a abandonné le ton institutionnel pour s’adresser directement à son prédécesseur.

« Monsieur le Président, vous avez vu ce pays naître. Vous l’avez aimé. Vous l’avez servi, vous l’avez façonné. Et jamais, à aucune heure, vous ne l’avez abandonné », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a salué les leçons laissées par l’ancien président : « Vous nous avez appris que la patience est une force et non une faiblesse », mais aussi que « l’on peut perdre longtemps sans être vaincu » et que « l’adversaire d’un jour n’est pas un ennemi ».

In fine, Bassirou Diomaye Faye a souhaité longue vie à l’ancien président : « Vivez longtemps parmi nous, Monsieur le Président. Le Sénégal n’a pas fini d’apprendre de vous. Que Dieu vous garde en santé. »

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6 commentaires

  1. chiammmm MASITHIOU soumako guise damaaay beugue watiou
    yake nga derou sereere yiiii vrai workatt nga mais dsi aam ndaam inchalla
    SONKO PRESIDENT 2029

  2. Diomaye faye bayil sa djakhasse yi , soit coherent, pourquoi as tu ete en prison ? C’est parceque tu t’etais offusque du traitement fait a sonko par la justice , du temps de abdou diouf , certainement que tu etais encore un gamin , wade disait a ses militants que les forces de l’ordre sont des humains comme eux , si elles leurs lancent des grenades lacrymogenes ils n’ont qu’a repliquer , wade ne se laissait pas faire , son style c’est comme le style de sonko , c’est la raison pour laquelle il admire le leader de pastef , n’est ce pas le pape du sopi qui a dit que sonko lui rappelle ses 50 ans , a ma connaissance wade n’a jamais trahit son parti .aujourd’hui apres avoir obtenu le pouvoir facilement grace a sonko , tu peux te permettre de dire tout ce que tu veux .

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