Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a reconnu mardi à Dakar que le Sénégal traverse une période d’ajustement structurel, dans un contexte marqué par une croissance économique évaluée à 2,5 % et par l’arrêt de plusieurs projets publics.
Cette situation explique la priorité accordée par le gouvernement au traitement de la dette et à l’assainissement du cadre macroéconomique. Devant les députés, Al Aminou Lô a défendu cette opération, tout en soulignant que le plan engagé ne devait pas être réduit à la seule notion d’ajustement structurel.
Face au niveau d’endettement du pays, le chef du gouvernement a également plaidé pour un assainissement du cadre macroéconomique. Certains financements à court terme peuvent atteindre 60 %, ce qui alourdit la pression sur les finances publiques et limite la capacité de l’État à maintenir ses engagements et à lancer de nouveaux investissements.
Le plan de traitement de la dette du Sénégal, présenté la semaine précédente par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, doit réduire progressivement le poids du service de la dette sur les finances publiques.
Selon Cheikh Diba, 25 % des recettes de l’État sont consacrées cette année au paiement des intérêts de la dette. Ces ressources ne peuvent donc pas être affectées immédiatement aux hôpitaux, aux écoles, à l’agriculture, au soutien aux entreprises, aux infrastructures et à la protection sociale. Le ministre a aussi expliqué que le plan vise à améliorer le profil de la dette à moyen et long terme, à réduire les vulnérabilités publiques et à restaurer la capacité de financement du développement. Ces précisions ont été rapportées par l’APS. Le PTDS doit aussi contribuer au règlement progressif des obligations de l’État envers ses fournisseurs.
