Dr Babo Amadou Ba est le vice-coordonnateur du MONCAP (Mouvement National des Cadres Républicains). Ainsi, il défend avec fermeté l’attractivité du Sénégal face aux critiques de l’opposition. Selon lui, le Sénégal sur la voie de la discipline budgétaire.
« Loin de faire fuir les capitaux, l’État du Sénégal a renforcé le Code des investissements en mettant en place des régimes d’incitation fiscale et douanière. Pendant la période d’installation (3 ou 5 ans selon la zone), l’investisseur bénéficie de la suspension de la TVA sur les biens et services locaux et importés, ainsi que d’une exonération des droits de douane sur les équipements et matériels de production, avec la garantie que ces avantages ne seront pas modifiés pendant toute la durée de l’agrément. »
Et il poursuit: » Durant la phase d’exploration, l’Etat octroie un crédit d’impôt pour investissement. Cette renégociation basé sur l’audit des clauses juridiques et économiques des contrats, vise uniquement à construire un partenariat solide et transparent avec les investisseurs sans compromettre les intérêts nationaux. »
Sur le front des finances publiques, l’économiste rappelle une vérité arithmétique simple mais essentielle : la réduction de la dette passe inévitablement par la maîtrise du déficit budgétaire. A travers l’exemple pédagogique d’un remboursement supérieur au nouvel emprunt, il explique que la dette ne peut reculer que si l’État réduit ses besoins de financement:
« Avec un déficit passé de 1 695 milliards à 1 246 milliards de FCFA, le Sénégal s’inscrit dans une trajectoire de réduction progressive, visant à passer de 5,3 % à l’objectif communautaire de 3 % », a-t-il noté. Pour le Dr Ba, cette discipline est le seul levier durable pour alléger le fardeau financier du pays à long terme.
Enfin, le Dr Babo Amadou Ba met en garde contre les dangers d’une restructuration de la dette, lui préférant une « gestion active ». Opter pour la restructuration reviendrait à placer le Sénégal en situation de défaut sélectif, entraînant un bannissement des marchés financiers et une perte de confiance du secteur bancaire local par effet de contagion.
De plus, une telle décision exposerait le pays aux méthodes agressives des «fonds vautours », à l’instar de l’expérience douloureuse de l’Argentine. Cest pourquoi le Sénégal mise sur la gestion active, une approche préventive et souveraine qui guide aujourd’hui la politique financière du gouvernement afin de garantir la stabilité économique de la nation.