Turquie et États-Unis : Dialogue renforcé avec la Syrie et enjeux mondiaux discutés

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, ont mis en avant l’importance d’un dialogue soutenu avec le gouvernement syrien lors de leur rencontre récente à Washington, D.C. Cette rencontre, qui a eu lieu mardi au département d’État, s’inscrit dans le cadre d’une série de discussions en cours entre les deux pays.
Selon des informations relayées par des sources du ministère turc des Affaires étrangères et rapportées par nos confrères d’Anadolu, les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de stabiliser la Syrie. « Les deux parties ont insisté sur l’importance d’engager le dialogue avec le gouvernement syrien et ont exprimé leur détermination à stabiliser la Syrie et à lutter contre le terrorisme », ont précisé les sources.
Outre les questions syriennes, Fidan et Rubio ont discuté de nombreux autres sujets bilatéraux et régionaux, notamment la nécessité d’un cessez-le-feu permanent à Gaza. Ils considèrent cet accord essentiel pour instaurer la paix dans la région affectée par de nombreux conflits.
La réunion a aussi été l’occasion de revoir les points soulevés lors de l’entretien téléphonique du 16 mars entre le président turc Recep Tayyip Erdoğan et son homologue américain Donald Trump. Les discussions ont également porté sur la préparation des prochaines visites de haut niveau entre les deux pays.
En matière de défense, les deux parties ont exprimé leur volonté de surmonter les obstacles existants. « Les deux parties ont clairement exprimé leur volonté politique de lever les obstacles à la coopération dans l’industrie de la défense. Des réunions techniques seront organisées afin de résoudre les questions en suspens, » ont souligné les mêmes sources.
Par ailleurs, la Turquie a exprimé son soutien aux initiatives américaines visant à établir un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine. Les discussions ont inclus, entre autres, le processus de paix en cours entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie ainsi que la stabilité de la Bosnie-Herzégovine, jugée cruciale pour la région des Balkans.