Un foyer de contamination au hantavirus a été signalé à bord d’un navire de croisière immobilisé au large du Cap-Vert. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi que plusieurs cas ont été recensés parmi les passagers et membres d’équipage du MV Hondius, qui transportait 147 personnes de 23 nationalités.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, sept cas ont été identifiés au 4 mai 2026, dont deux cas confirmés en laboratoire et cinq cas suspects. L’OMS précise que ce bilan comprend trois décès, un patient dans un état critique et trois personnes présentant des symptômes légers. L’apparition des symptômes a eu lieu entre le 6 et le 28 avril 2026, alors que le navire effectuait une traversée entre Ushuaia, en Argentine, et le Cap-Vert.
D’après l’OMS, la maladie s’est manifestée par de la fièvre, des symptômes gastro-intestinaux, puis une évolution rapide vers une pneumonie, un syndrome de détresse respiratoire aiguë et un état de choc. L’agence onusienne indique que des investigations complémentaires sont toujours en cours. Elle souligne toutefois que le risque pour la population mondiale est à ce stade évalué comme faible.
L’OMS cherche par ailleurs à entrer en contact avec les passagers d’un vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg, emprunté par une passagère malade décédée le lendemain. Cette femme avait quitté le navire le 24 avril avec le corps de son mari, lui-même mort à bord le 11 avril. Selon l’OMS, elle souffrait alors de symptômes gastro-intestinaux, avant que son état ne se dégrade pendant le vol. Son infection au hantavirus a ensuite été confirmée par PCR le 4 mai, et le traçage des contacts sur ce vol a été déclenché.
Le navire comptait notamment des passagers venus du Royaume-Uni, d’Espagne et des États-Unis, ainsi que des membres d’équipage originaires des Philippines. L’opérateur Oceanwide Expeditions a indiqué qu’un passager britannique était en soins intensifs à Johannesburg et que deux membres d’équipage, l’un britannique et l’autre néerlandais, avaient besoin de soins médicaux urgents. Trois des cas identifiés ne se trouvaient plus sur le navire, tandis que quatre autres y étaient encore, dont un Allemand décédé samedi.
L’OMS rappelle que l’infection humaine au hantavirus est une maladie rare mais grave, généralement transmise par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. Elle ajoute que des transmissions entre humains ont déjà été observées lors de précédentes flambées.