Après un décès au Bangladesh, l’OMS pointe le comportement à risque ayant favorisé le virus Nipah

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a officiellement notifié un nouveau cas mortel d’infection virale en Asie du Sud. Alors que les autorités sanitaires surveillent de près la situation après des signalements récents en Inde voisine, l’instance internationale a livré les conclusions de ses investigations sur ce décès survenu fin janvier, en précisant le contexte de la transmission.

Selon les données communiquées par l’OMS et relayées par Al Jazeera, la victime est une femme âgée de 40 à 50 ans, résidant dans le district de Naogaon. Les premiers symptômes, incluant de la fièvre et des troubles neurologiques, se sont manifestés le 21 janvier. Admise à l’hôpital le 28 janvier, elle a fait l’objet de prélèvements sanguins et de gorge qui ont permis de confirmer l’infection en laboratoire dès le lendemain.

L’enquête épidémiologique a permis d’isoler la cause probable de la contamination. La patiente, qui n’avait aucun antécédent de voyage récent, avait consommé de la sève de palmier dattier crue peu avant l’apparition des symptômes. Cette pratique est identifiée comme un vecteur majeur de transmission du virus Nipah au Bangladesh, où les épidémies suivent un cycle saisonnier de décembre à avril, correspondant à la période de récolte de cette sève.

Ce décès a été notifié au point focal national du Règlement sanitaire international le 3 février 2026. Par mesure de précaution, 35 personnes ayant été en contact avec la patiente ont été testées. À ce stade, aucun autre cas positif n’a été détecté parmi ces sujets contacts.

Cette annonce intervient dans un contexte de vigilance accrue, une semaine après la confirmation de deux cas au Bengale occidental, en Inde. Malgré la proximité géographique et les inquiétudes soulevées dans certains pays d’Asie du Sud-Est et en Chine, l’OMS maintient que le risque de propagation internationale reste faible. Aucune restriction commerciale ou de voyage n’est recommandée pour l’heure.

Le virus Nipah demeure une préoccupation sérieuse pour les autorités sanitaires. Depuis 2001, environ 348 cas ont été signalés au Bangladesh, dont près de la moitié liés à la consommation de sève de palmier crue. En l’absence de vaccin ou de traitement spécifique homologué, le taux de létalité reste particulièrement élevé, oscillant entre 40 % et 75 % selon les estimations. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a qualifié cette maladie de « rare mais grave », insistant sur le renforcement de la surveillance et des mesures de prévention.

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