Argentine : une croisière vers le Cap-Vert confrontée à un hantavirus transmis par des rongeurs

Une alerte sanitaire a été signalée à bord d’un navire de croisière opérant entre l’Argentine et le Cap-Vert, sur fond de hantavirus, une maladie transmise par des rongeurs sauvages et pouvant être mortelle chez l’être humain. Le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions a confirmé lundi faire face à « une situation médicale grave » sur le MV Hondius.

Selon les informations rapportées par Insider Paper, les hantavirus figurent parmi les agents pathogènes susceptibles de provoquer des détresses respiratoires, des atteintes cardiaques ainsi que des fièvres hémorragiques. Il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement spécifique contre ces virus. La prise en charge consiste donc à soulager les symptômes.

Les autorités sanitaires citées dans le contenu source indiquent qu’il existe plusieurs types de hantavirus, avec des répartitions géographiques et des effets cliniques différents. Le ministère suisse de la santé publique précise que la transmission d’humain à humain n’a été observée qu’avec un seul type de virus, dans des cas décrits comme extrêmement rares. Le virus est présent sur tous les continents. Son nom vient de la rivière Hantan, en Corée du Sud, où plus de 3 000 soldats étaient tombés gravement malades pendant la guerre de Corée entre 1950 et 1953.

La contamination humaine se fait par des rongeurs infectés, notamment des souris ou des rats, qui excrètent le virus dans leur salive, leur urine et leurs déjections. Une morsure, un contact avec l’animal ou ses excréments, ou encore l’inhalation de poussières contaminées peuvent entraîner une infection. L’agence française de santé publique mentionnée dans le texte explique que ces contaminations surviennent généralement lors d’activités en forêt, dans des bâtiments inhabités proches de zones boisées, ou en milieu rural, notamment autour des champs et des fermes. La principale mesure de prévention consiste à éviter tout contact avec les rongeurs et leurs sécrétions.

D’après le directeur Europe de l’Organisation mondiale de la santé, Hans Kluge, les infections à hantavirus restent peu fréquentes et se transmettent difficilement entre personnes. Il a déclaré lundi que le risque pour le grand public demeurait faible et qu’il n’y avait pas lieu de prendre des restrictions de voyage. Le diagnostic peut être confirmé par des tests de laboratoire, notamment par la détection d’anticorps spécifiques IgM.

Deux formes principales de maladie sont citées. La fièvre hémorragique avec syndrome rénal, observée surtout en Europe et en Asie, et le syndrome pulmonaire à hantavirus, surtout présent dans les Amériques. Les premiers symptômes ressemblent souvent à un état grippal, avec fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. Dans les cas pulmonaires, une toux et un essoufflement peuvent apparaître après 4 à 10 jours, avec parfois un remplissage des poumons par du liquide. Selon les données citées, environ 200 cas de syndrome pulmonaire sont recensés chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud, avec un taux de létalité moyen de 40 %. La forme rénale représenterait entre 150 000 et 200 000 cas par an dans le monde, majoritairement en Chine, avec une létalité moyenne de 1 à 12 %.

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