La circulation active du virus Mpox dans la zone de l’Océan Indien, et plus particulièrement chez le voisin malgache, a conduit les autorités sanitaires françaises à revoir leur niveau de vigilance. Alors que les échanges entre les îles restent fréquents, la détection d’une contamination sur le sol réunionnais a accéléré la mise en place d’un dispositif préventif spécifique.
Le contexte épidémiologique régional s’est dégradé depuis la fin de l’année dernière. Selon les données relayées par Anadolu, le virus circule de manière soutenue à Madagascar depuis décembre 2025. Les autorités malgaches recensaient, au début du mois de février, 245 cas confirmés et plus de 300 cas suspects. Cette proximité géographique a eu une conséquence directe : un premier cas a été confirmé à La Réunion le 22 janvier dernier. Il s’agissait d’une personne résidant sur l’île, qui revenait tout juste d’un séjour à Madagascar.
Face à ce risque d’importation virale, l’Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion a officiellement lancé, ce lundi, une campagne de vaccination. L’objectif affiché par l’instance sanitaire est de créer un cordon de sécurité autour des populations les plus vulnérables et d’éviter une transmission locale du virus. Si aucune nouvelle contamination n’a été signalée depuis le cas de janvier, le principe de précaution prévaut pour limiter les risques d’introduction.
Le protocole défini par l’ARS ne vise pas la population générale, mais cible des profils bien identifiés. La vaccination préventive est ainsi proposée en priorité aux voyageurs en provenance de Madagascar ou d’autres zones de circulation active du virus. Les professionnels de santé et les humanitaires, en première ligne face à d’éventuels malades, sont également concernés, tout comme les personnes immunodéprimées prévoyant de se rendre dans les zones à risque.
Outre ce volet préventif, le dispositif prévoit une vaccination « réactive ». Celle-ci s’applique, sur décision médicale, aux personnes ayant eu un contact à risque avec un cas confirmé. Pour être efficace, cette injection doit intervenir idéalement dans les quatre jours suivant l’exposition, et au maximum sous quatorze jours. L’acte est entièrement gratuit pour les publics ciblés. Le schéma vaccinal comprend deux doses espacées de quatre semaines, ou une dose unique pour les personnes ayant déjà été vaccinées contre la variole durant leur enfance.