Alioune Tine avait appelé à stopper le processus d’installation d’un nouveau président de l’Assemblée nationale et à ouvrir des discussions politiques. Dans une prise de position relayée par senegaldirect, le fondateur de l’Afrikajom Center s’inquiétait de la crise institutionnelle en cours autour de l’Assemblée et des spéculations sur un retour d’Ousmane Sonko au centre du pouvoir institutionnel.
Le défenseur des droits humains estimait que l’hypothèse d’un passage de la Primature à la présidence de l’Assemblée posait, selon lui, des questions de respect de l’État de droit et de séparation des pouvoirs. La séparation des pouvoirs renvoie à la distinction entre les institutions exécutives et législatives, afin d’éviter leur concentration entre les mêmes mains. Alioune Tine jugeait aussi que cette séquence ne relevait pas seulement du droit, mais aussi d’une exigence d’éthique démocratique et républicaine.
Dans cette intervention, il mettait en garde contre une « escalade dangereuse » et demandait explicitement une pause dans la procédure d’installation du futur président de l’Assemblée, qu’il considérait comme précipitée. Il exhortait les acteurs politiques à faire preuve de retenue et s’adressait directement à Ousmane Sonko pour l’inviter à privilégier une démarche de consensus, au nom de la paix civile et de la stabilité du pays.
Cette prise de position s’inscrivait dans une séquence déjà marquée par des tensions au sommet de l’État. Dès avril 2026, Alioune Tine avait déjà plaidé pour le dialogue et la concertation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, en évoquant des divergences qu’il disait profondes. Quelques semaines plus tard, la rupture entre les deux hommes s’est installée sur fond de désaccords sur l’autorité et la personnalisation du pouvoir, selon les positions alors exprimées publiquement par les protagonistes.
Le contexte a ensuite changé avec le limogeage d’Ousmane Sonko le 22 mai au soir, ce qui impose de replacer cet appel dans la période antérieure à sa révocation. Ce départ du gouvernement a été suivi d’une onde de choc politique et de premières démissions, dont celle de Mouhamed Abdallah Ly, alors Directeur général du Musée des Civilisations noires.
Fuck you
Va te faire foutre vieux
Le vieux connard anti national