Un exercice de type PASSEX a réuni le patrouilleur sénégalais Walo et le destroyer américain USS Truxtun, comme l’explique ndarinfo. Ces manœuvres, courantes entre marines partenaires, visent à tester la coordination tactique et les communications sans mobilisation logistique importante. Le Walo, fleuron de la flotte de combat sénégalaise, est un patrouilleur lance-missiles OPV 60S construit par le groupe français Piriou, capable de déployer des missiles antinavire et un système de défense aérienne. L’USS Truxtun, de la classe Arleigh Burke et doté du système de combat Aegis, rentrait d’un déploiement prolongé couvrant les zones des 4e, 5e et 6e flottes, avant de regagner Norfolk fin juillet, précise la même source.
Ce partenariat, jugé solide par les responsables de la coopération sécuritaire américano-sénégalaise, permet aux deux marines de travailler ensemble « pour garantir la sécurité des voies navigables ». Il s’inscrit dans une dynamique d’initiatives bilatérales récentes, comme la participation d’un navire sénégalais à l’exercice multinational FLEETEX 250 organisé par l’US Navy à Norfolk, en Virginie. Le Sénégal, qui figure parmi les deux seules marines africaines invitées à cet exercice, avait également accueilli en novembre 2025 le 9e symposium des marines du golfe de Guinée, réunissant 27 marines et garde-côtes de trois continents.
Cette montée en puissance des capacités navales bénéficie du soutien de plusieurs partenaires internationaux. L’Union européenne a ainsi accordé une aide de 10 milliards de francs CFA pour moderniser la Marine nationale sénégalaise, notamment dans la lutte contre la piraterie, la pêche illicite et les trafics transfrontaliers.
