Sénégal : un nouveau code minier attendu en 2026 pour transformer davantage les minerais

Le Sénégal veut accélérer la transformation de ses ressources minières tout en réexaminant plusieurs contrats en cours. Le gouvernement prévoit l’adoption d’un nouveau code minier avant la fin de 2026.

Le dispositif doit donner davantage de place à la transformation locale du fer, des phosphates et de l’or. L’objectif annoncé est d’atteindre un taux de 50 % de transformation sur le territoire national.

Cette orientation a été présentée par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo lors de sa déclaration de politique générale. Comme l’écrit Wansom, une commission ad hoc mise en place en juillet 2024 travaille sur la renégociation d’environ trente contrats miniers.

Les autorités disent vouloir préserver la sécurité juridique des investisseurs tout en défendant l’intérêt national. Les futurs partenariats public-privé devront notamment être examinés à partir de la « vérité des coûts et des risques » ainsi que des engagements budgétaires à long terme.

Le chantier comprend aussi l’achèvement de l’audit des titres miniers, la création d’un fonds destiné à réhabiliter les sites et carrières, ainsi que la mise en place d’un cadastre minier. Un fonds consacré au développement local est également prévu.

Le phosphate occupe une place importante dans cette stratégie. Le gouvernement veut favoriser sa transformation en engrais pour soutenir l’agriculture sénégalaise. Un pôle industriel consacré aux phosphates et aux fertilisants est envisagé dans les régions du Nord-Est, de Diourbel et de Louga.

Un projet minier à Matam doit, lui, intégrer un complexe industriel, un centre de recherche et une université. La stratégie nationale de développement des minerais critiques avait été lancée le 28 juillet 2026, avec l’appui du Forum intergouvernemental sur les mines et la présidence de Mamané Djitté, président du conseil d’administration de la SOMISEN.

Les recettes minières annuelles sont projetées à environ 600 milliards de FCFA en 2029, contre 370 milliards de FCFA en 2019. La valeur ajoutée du secteur est, elle, annoncée à 3 606 milliards de FCFA, contre 1 969 milliards auparavant.

Les contrats miniers feront l’objet d’un suivi continu et leurs taux de réalisation seront publiés dans des rapports annuels.

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