Le nouveau ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck, a rencontré ce jeudi l’ensemble des agents de son département pour une séance de prise de contact. L’occasion pour lui de décliner sa feuille de route, articulée autour de trois axes majeurs, rapporte dakaractu.
Le Directeur de cabinet, Mané Djitté, a ouvert les échanges en revenant sur les motivations de cette initiative et a exhorté le personnel à soutenir le ministre dans ses missions. Plusieurs intervenants ont pris la parole, dont le Dr Ousmane Cissé, conseiller technique, Abdou Aziz Camara, secrétaire général du syndicat des travailleurs, et Aya Fall, adjoint du président de l’Amicale du personnel, pour relayer les préoccupations des agents.
Trois axes stratégiques
Cheikhou Oumar Seck a inscrit son action dans la vision « Sénégal 2050 », avec une exploitation minière tournée vers la création de valeur pour l’économie nationale. Il a détaillé trois orientations : la transformation et la valorisation des ressources minérales, via un renforcement du cadre légal et une transparence accrue ; la mobilisation des ressources endogènes, notamment par une amélioration de la participation de l’État dans le capital des sociétés minières ; et le développement durable, pour préserver les intérêts des générations futures.
Le ministre a annoncé le renforcement des mécanismes de protection de l’environnement et des dispositifs de réhabilitation des sites après exploitation. Il a également mis l’accent sur la digitalisation de l’administration minière, destinée à améliorer le suivi des demandes, la gestion des titres miniers, la traçabilité des ressources et le contrôle des flux financiers.
Cheikhou Oumar Seck, expert en fiscalité minière ayant renégocié des conventions au Mali pour mobiliser plus de 600 milliards FCFA de recettes additionnelles, et ancien directeur des activités juridiques et fiscales de Mazars Sénégal, connaît bien les enjeux de transparence et de valorisation. Il a insisté sur la ponctualité et appelé les agents à conjuguer leurs efforts pour faire du secteur minier un levier de souveraineté économique, d’industrialisation et de prospérité partagée.
Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité des directives du président Bassirou Diomaye Faye, qui a demandé au Premier ministre et au gouvernement de poursuivre la restructuration et la transformation du secteur minier, et d’accélérer la finalisation du nouveau projet de loi portant Code minier avant fin 2025. Par ailleurs, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines Birame Souleye Diop a annoncé le retrait de 313 titres miniers pour non-respect des obligations, illustrant la volonté d’assainir le secteur.


