Dans de nombreuses écoles primaires sénégalaises, l’accès aux ressources et aux services numériques reste un enjeu pour les enseignants, les élèves et les familles. Le gouvernement prévoit désormais de connecter plus de 8 000 établissements à internet avec Starlink, le fournisseur d’accès satellitaire de SpaceX.
La connexion des écoles au Sénégal doit s’inscrire dans une démarche de réduction des écarts numériques entre les territoires. Comme l’écrit Digitalbusiness, le dispositif est annoncé à quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027. Il prolonge l’objectif de connectivité universelle affiché par les autorités, avec le lancement officiel à Kédougou d’un programme destiné à connecter gratuitement un million de Sénégalais, en présence du chef de l’État et de plusieurs ministres.
Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, estime qu’une école reliée au réseau peut faciliter l’accès des enseignants aux ressources, élargir les possibilités d’apprentissage des élèves et améliorer l’utilisation des plateformes du ministère. À Saly, lors d’une rencontre consacrée aux technologies éducatives, il a également défendu l’intégration de l’intelligence artificielle dans les apprentissages en Afrique, faisant de la formation aux usages numériques un enjeu qui dépasse la seule connexion des établissements.
Le projet a été évoqué dans le cadre d’un atelier national stratégique organisé à la mi-août 2026. Pendant trois jours, les participants ont travaillé sur un écosystème numérique intégré, interopérable, sécurisé et davantage adapté aux besoins des utilisateurs. À Saly, Moustapha Guirassy a aussi présidé l’ouverture d’un atelier consacré au déploiement effectif des plateformes numériques. La dématérialisation des inscriptions scolaires via la plateforme Planète 3 est notamment prévue dès la prochaine rentrée.
La formation constitue un autre volet de cette stratégie. Selon le ministère, 105 000 enseignants et personnels de l’éducation doivent acquérir des compétences numériques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Le département prévoit également le « whitelisting » des adresses des plateformes ministérielles afin de réduire le poids du coût des données pour les élèves, les enseignants et les familles.
