L’accès à internet au Sénégal connaît une évolution notable avec l’entrée effective de Starlink sur le marché national. Si cette nouvelle offre satellitaire promet de résorber la fracture numérique dans les zones enclavées, elle s’accompagne d’interrogations précises soulevées par les acteurs sociaux du secteur. Le Syndicat des travailleurs de la Sonatel (Syts) a officiellement interpellé les autorités sur les contours de cet accord, mettant en avant des exigences de transparence et de souveraineté.
L’arrivée de l’opérateur américain, propriété d’Elon Musk, suscite un véritable engouement auprès des usagers, séduits par la promesse d’un haut débit stable. Cependant, derrière cette avancée technologique, le Syts pointe du doigt un flou entourant les modalités d’installation de ce nouvel acteur. Selon les informations relayées par notre confrère *Le Quotidien*, l’organisation syndicale dénonce un « manque de transparence total » dans la procédure ayant conduit à l’autorisation de Starlink.
**Des zones d’ombre sur la licence et le coût d’entrée**
Le syndicat ne conteste pas l’innovation, mais exige des clarifications sur le cadre réglementaire. Les représentants des travailleurs de la Sonatel demandent à l’État de révéler la nature exacte de la licence octroyée à la firme américaine. Au-delà du type d’autorisation, une question financière centrale est posée : quel est le montant versé par Starlink pour accéder au marché sénégalais ? Pour le Syts, ces informations doivent être portées à la connaissance du public pour garantir une équité de traitement entre les opérateurs.
**L’enjeu critique de la souveraineté numérique**
Outre les aspects administratifs, le syndicat soulève une problématique sécuritaire liée à la gestion des données. L’organisation s’inquiète du stockage et du traitement des informations personnelles des citoyens sénégalais par une entité étrangère. « Tout le monde sait le problème de souveraineté qui se pose quand on travaille avec Elon », a averti le syndicat, craignant que des données sensibles ne soient hébergées hors du territoire national sans mécanismes de contrôle effectifs.
Face aux critiques qui pourraient qualifier cette sortie de corporatiste, le Syts tient à rappeler son historique. Le syndicat souligne avoir par le passé pris position contre la direction d’Orange et même contre l’État lors des restrictions d’internet, affirmant ainsi que sa démarche actuelle vise exclusivement la défense des intérêts stratégiques du Sénégal et la protection du patrimoine numérique national.
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