Moundiaye Cissé dénonce le projet de septennat comme une « insulte aux Sénégalais »

La proposition de certains cadres de Kiiraay de rétablir le septennat par référendum suscite une vive opposition de la société civile et divise le camp présidentiel sénégalais. Aucun soutien officiel n’a été exprimé à ce jour.

« Une insulte aux Sénégalais », selon Moundiaye Cissé

Baye Mayoro Diop et d’autres membres du mouvement Kiiraay estiment qu’un mandat de sept ans offrirait au chef de l’État davantage de temps pour appliquer ses politiques, relever les défis socio-économiques et mobiliser les ressources nationales. Mais selon ndarinfo, l’initiative n’a reçu ni l’aval de la présidence de la République, ni celui de la direction du parti.

Le directeur exécutif du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE), Moundiaye Cissé, a vivement réagi. Il a qualifié cette proposition de « véritable farce » et de « faute politique majeure ». Pour lui, remettre en cause le quinquennat revient à ignorer la volonté des citoyens. « C’est une insulte aux Sénégalaises et aux Sénégalais », a-t-il déclaré, dénonçant un manque de respect envers la souveraineté populaire et les acquis démocratiques.

Cette controverse s’inscrit dans un contexte plus large de réflexion sur les institutions. Une étude du Professeur Abdou Aziz Daba Kébé et du Docteur Cheikh Diallo, publiée récemment dans le cadre de la réforme constitutionnelle en cours, met en évidence les limites du statut présidentiel, pointant notamment les silences normatifs sur l’entrée en fonction et les impasses théoriques de l’exercice de la magistrature suprême.

En attendant, la proposition de Baye Mayoro Diop reste isolée. L’intéressé a lui-même annoncé, dans un message, qu’il reviendrait prochainement sur le sujet.

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2 commentaires

  1. Tout ceci pour justifier ces retards dans la volonté de construire ce pays. Ce n’est pas sérieux de raisonner ainsi dans la mesure où l’état s’inscrit dans la continuité et exige que l’on sout cincret
    Obtenir le pouvoir, passer 2 ans à tenter de se venger des tenants de l’ancien régime, mener des règlements de comptes, inventer toutes sortes d’excuses, parler de dettes cachées. Un président candidat doit au préalable disposer de programmes et une fous élu, se dout de le mettre en œuvre.
    Que le président passe à l’action pour les 2 ans et demi qui lui restent encore: construire des ponts, des routes, des infrastructures, mettre en place des équipements et améliorer tant soit peu le quotidien des sénégalais avant toute chose. Laisser le président travailler avec son gouvernement autour des projets en cours ou en attente entrepris par l’ancien régime.

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