Papa Ibrahima Senghor dénonce une « dérive antidémocratique » dans la proposition de loi PASTEF sur les maires

Le débat sur la transhumance politique des maires prend une tournure polémique au Sénégal. Mardi, le député Amadou Ba, responsable de la communication du parti au pouvoir PASTEF, a annoncé sur Facebook le dépôt d’une proposition de loi radicale : tout maire qui change de parti en cours de mandat perdrait automatiquement son poste. Selon Senego, l’élu justifie cette initiative par la nécessité de moraliser la vie publique et de respecter le choix des électeurs.

Mercredi, les critiques n’ont pas tardé. Le site exclusif.net rapporte que Papa Ibrahima Senghor a dénoncé un texte qui représente selon lui une « dérive antidémocratique ». Cette réaction survient dans un contexte de défiance, alors que plusieurs élus locaux sont soupçonnés de vouloir rejoindre Kiiraay, le nouveau parti fondé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Pour appuyer sa proposition, Amadou Ba cite l’exemple du Bénin, où la transhumance politique est strictement encadrée par la loi. Il invoque également l’article 60 de la Constitution sénégalaise, estimant que le suffrage universel doit primer sur les stratégies partisanes des édiles. La proposition doit maintenant être examinée à l’Assemblée nationale.

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2 commentaires

  1. Ce genre de loi liberticide sera censuré par le Conseil Constitutionnel ! Ces voyous n’auront pas de gain de cause ! Ils paniquent c’est tout !

  2. Merci honorable. Aucun élu ne doit trahir le choix de l’électeur. Ceux qui transhument le font pas pour l’intérêt du peuple mais simplement pour des calculs politiciens.

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