Bonjour et bienvenue dans la matinale de Senego du mercredi 29 juillet 2026. Cette nuit, l’actualité a surtout tourné autour de la visite de travail de Bassirou Diomaye Faye à Bamako, du débat sur les fonds politiques relancé par Guy Marius Sagna, et de la démission de Mor Talla Guèye alias Nitt Doff à la tête du Conseil d’administration du FDCUIC. On revient aussi sur la proposition d’Amadou Ba contre la transhumance des maires, l’étude sur le poids économique du Grand Magal de Touba, et les échanges musclés autour du souverainisme.
Diomaye Faye s’est rendu mardi 28 juillet 2026 à Bamako pour une visite de travail, accueilli au Palais de Koulouba par le général Assimi Goïta, dans un contexte sécuritaire lourd après l’attaque du 18 juillet contre l’armée malienne. Le président sénégalais a condamné « avec la plus grande fermeté » des actes qualifiés d’« odieux, lâches et barbares », et a insisté sur la coopération antiterroriste : « Nous avons évoqué la situation sécuritaire au niveau de la sous-région afin de voir les voies et moyens de lutter efficacement contre le terrorisme. J’ai redit la disponibilité du Sénégal à accompagner le Mali dans cette épreuve ». Les discussions ont aussi porté sur l’UEMOA et l’OMVS, avec l’idée de convoquer « dans les meilleurs délais » un sommet pour redynamiser la coopération monétaire et économique, Diomaye se félicitant d’une « convergence de vues parfaite » avec son homologue. Lire l’article sur Senego
Sur Facebook, le député Guy Marius Sagna s’est invité dans le débat sur les fonds politiques en jugeant que les critiques visant le Premier ministre Ousmane Sonko passent sous silence la situation du président. Il affirme notamment que « le président de la République Diomaye a plus de 8 milliards de francs CFA légalement sans aucun encadrement », évoquant « fonds politique, caisse noire, fonds spéciaux, fonds souverain ». Il ajoute que « ceux qui critiquent Sonko ne disent rien à Diomaye » et qualifie le chef de l’État de « parjure » sur cette question. Le parlementaire rappelle aussi : « Sonko, Premier ministre, a 1,7 milliard de francs CFA légalement sans aucun encadrement », tout en soulignant que ce dernier « continue de dire : il faut légalement encadrer TOUS les fonds politiques », avant de dénoncer une « sorcellerie » et de lancer : « Sorciers, est-ce que ça va ? ». Lire l’article sur Senego
Mor Talla Guèye, plus connu sous le nom de Nitt Doff, a annoncé sa démission de son poste de président du Conseil d’administration (PCA) du FDCUIC. Dans un message, il rappelle son engagement initial : « Nous avons cru en la souveraineté, en la lutte contre le système et en la nécessité d’apporter un véritable changement. C’est ce projet, porté par PASTEF, que nous avons choisi de soutenir ». Mais il estime que la situation a évolué : « Aujourd’hui, Ousmane Sonko, qui incarne ce projet, ne fait plus partie de l’exécutif », tout en regrettant que « les reniements se multiplient et le système que nous avons toujours combattu reprend progressivement sa place ». Refusant de cautionner cela, il dit : « Je refuse d’être complice de cette dérive », et conclut : « Je quitte ainsi mes fonctions avec la conviction que l’engagement ne se limite pas à un poste, mais qu’il réside avant tout dans la fidélité à ses principes ». Lire l’article sur Senego
- Amadou Ba veut encadrer la transhumance des maires après des ralliements à Kiiraay – Le député propose une loi de moralisation : « Tout maire qui rejoint une formation politique différente de celle qui l’a élu perd son mandat ». Il s’appuie sur l’article 60 de la Constitution (déchéance du député qui démissionne de son parti) et cite l’exemple béninois, dénonçant une pratique qualifiée de « tache noire de la démocratie » et de « poison mortel » pour la confiance citoyenne. Lire l’article
- Diomaye à Bamako : coopération antiterroriste, Uemoa et Omvs, sans citer la Cédéao – Lors de sa déclaration, Diomaye Faye a parlé de renforcer l’action contre le terrorisme via des « instances régionales dont le Mali et le Sénégal sont membres », sans mentionner la Cédéao. Le texte souligne aussi les enjeux économiques (un quart des exportations sénégalaises vers le Mali) et les menaces sur l’axe Mali–Sénégal, notamment les attaques attribuées au Jnim et l’embargo sur le carburant. Lire l’article
- Grand Magal de Touba 2026 : une étude chiffre l’impact à 629,6 milliards FCFA – Une étude conjointe UCAK et UADB, avec le Comité d’organisation, évalue les retombées directes et indirectes du Magal, qui dopent commerce, transports, hôtellerie, restauration, télécoms et services informels. Les chercheurs disent vouloir fournir des données précises aux décideurs pour orienter investissements et logistique. Lire l’article
- Me Abdoulaye Tall sur Sonko et Diomaye : médiation possible, mise en garde contre les “radicaux” – L’avocat estime que Pastef a « été victime de sa générosité » envers des alliés, et affirme à Ahmed Aïdara : « Sur les alliés que nous avions à Dakar, tu es le seul constant ». Sur la rupture entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, il dit : « En politique, je n’insulte jamais l’avenir » et évoque des médiations, tout en accusant certains de « vivre de la rupture ». Lire l’article
- Waly Diouf Bodiang répond à Abdourahmane Diouf sur le souverainisme – Dans un post, Waly Diouf Bodiang rejette l’idée d’une orientation « populiste » et soutient : « Aucun pays ne s’est jamais développé sans compter d’abord sur lui-même ». Il évoque une « trajectoire de rupture », critique une « mentalité de colonisé » et rappelle que la présidentielle s’est faite avec des propositions souverainistes. Lire l’article
- KIIRAAY : le nom et le logo du nouveau parti présidentiel questionnés – Un texte d’analyse revient sur la symbolique du nom « Kiiraay », son sous-titre « Patriotes – Républicains » jugé redondant, et les choix graphiques (parapluie rouge, main gauche, carte du Sénégal partiellement masquée). L’ensemble est présenté comme un récit visuel susceptible d’ouvrir plusieurs interprétations. Lire l’article
- FDCUIC : Nitt Doff annonce aussi son départ dans une première déclaration – Dans une autre publication, Mor Talla Guèye explique quitter la présidence du Conseil d’administration en invoquant un éloignement des idéaux et en martelant que son engagement reste intact. Il insiste sur la fidélité aux principes plutôt que sur les fonctions. Lire l’article
Fin de cette matinale. Nous précisons avoir lu ces informations sur le site de nos confrères de Senego à partir des articles référencés ci-dessus. Merci de nous avoir suivis, et rendez-vous sur Senego pour rester au plus près de l’actualité tout au long de la journée.