Dette cachée : Ndongo Samba Sylla lâche une bombe sur le Sénégal

La question de la dette cachée du Sénégal s’est de nouveau invitée au cœur du débat économique. Invité ce dimanche 27 septembre 2026 dans l’émission « Objection » de Sud FM, l’économiste Ndongo Samba Sylla a estimé que le sujet ne pouvait plus être traité comme une simple controverse politique ou sémantique. A l’en croire, « le peuple sénégalais paie des dettes cachées ».

Selon lui, le débat doit désormais porter sur les chiffres, la traçabilité des engagements financiers de l’État et surtout sur les responsabilités liées à leur accumulation.

« Quel que soit le nom qu’on emploie, misreporting, dette non déclarée, dette cachée, les faits sont là », a soutenu l’économiste.

De 60 % à 120 % selon les données du FMI

Pour étayer son propos, Ndongo Samba Sylla s’est référé aux données du Fonds monétaire international (FMI). Il affirme que les estimations de la dette publique sénégalaise ont fortement évolué dans les bases de données de l’institution.

« Quand on regarde les données d’avril 2024, le FMI pensait que la dette du Sénégal c’était près de 60 %. Mais en octobre 2025, quand vous allez sur la même base de données, c’est 120 %. »

Pour l’économiste, cette évolution traduit notamment la prise en compte d’engagements qui n’avaient pas été correctement comptabilisés ou déclarés auparavant.

« Le débat ne devrait plus se poser »

Ndongo Samba Sylla estime dès lors que le débat sur l’existence même d’une dette cachée est dépassé.

« Au Sénégal, les gens peuvent se lever et dire qu’il n’y a pas de dette cachée, mais les faits sont là. »

L’économiste regrette surtout l’absence, selon lui, d’une transparence complète sur l’origine de ces engagements et sur les responsabilités.

Il cite également la Loi de finances rectificative 2026, évoquant une enveloppe d’environ 629,12 milliards de FCFA qu’il relie à des engagements bancaires. Il appelle à examiner précisément la nature de ces montants et leur origine.

Qui savait quoi ?

Au-delà du montant de la dette, Ndongo Samba Sylla pose une question centrale : qui était informé de la situation et à quel moment ?

Selon lui, le FMI et la Banque centrale disposaient nécessairement d’informations sur l’évolution des finances publiques sénégalaises. Il rappelle notamment que le FMI avait déjà publié, en 2019, des données faisant apparaître des niveaux d’endettement préoccupants.

Pour l’économiste, cette situation justifie des investigations permettant de déterminer les responsabilités des différentes institutions et personnes impliquées.

« S’il n’y a pas de transparence, s’il n’y a pas d’enquête pour situer les responsabilités, c’est le peuple sénégalais qui va devoir payer. »

« Pourquoi doit-on payer des dettes qui seraient illégales ? »

Ndongo Samba Sylla va plus loin en défendant l’idée d’un audit complet de la dette publique.

Pour lui, il ne s’agit pas de décréter que le Sénégal ne doit pas rembourser ses dettes, mais de déterminer lesquelles ont été contractées légalement, dans quelles conditions et pour quels projets.

« On ne peut pas dire on ne va pas payer une dette si cette dette est légale. »

Il estime qu’un audit permettrait de distinguer les engagements qui doivent être honorés de ceux qui pourraient faire l’objet de contestations, notamment lorsqu’ils n’auraient pas suivi les procédures requises.

Le peuple, « responsable de tout » ?

L’économiste dénonce ainsi ce qu’il considère comme une situation où la population risque de supporter les conséquences financières d’engagements dont elle n’a pas été directement responsable.

« On va dire que le peuple sénégalais est responsable de tout, personne ne sera sanctionné, il n’y aura aucune enquête. »

Pour Ndongo Samba Sylla, l’enjeu dépasse donc largement la seule restructuration de la dette. Il estime que le Sénégal doit simultanément faire la lumière sur les engagements non déclarés, situer les responsabilités et négocier avec ses créanciers.

Une question qui reste entière

Alors que le Sénégal s’engage dans une nouvelle séquence de discussions avec ses partenaires financiers, notamment le FMI, la question de la dette cachée demeure donc au centre des interrogations sur la soutenabilité des finances publiques.

Pour Ndongo Samba Sylla, la restructuration financière ne saurait, à elle seule, régler le problème. Il appelle à une transparence intégrale sur la dette afin que la charge du redressement ne repose pas exclusivement sur les contribuables et les générations futures.

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3 commentaires

  1. Faut voir du côté des potes à Macky tueur Sall .je cite Madamball Diagne, lat Diop et dora!!! Rien que ces 4 types qui ont la particularité d’avoir un ventre à la place du cœur,tu vides leur compte en banque,notre Sénégal sera comme les états unies d’Amérique !!!

  2. Quand je pense que juste par haine pour Ousmane Sonko, des gens comme le média keur doff yi ont fait l’autruche dans des débats stériles destinés à des idiots, des mécontents, des haineux, de ignorants etc… juste pour le contredire, voilà que la vérité éclate et que nous tous, payeront le prix des bêtises de gens qui se sont enrichie tout en nous mettons de la poudre aux yeux avec les stade, le ter et le brt

  3. C’est pas seulement media keur doff yi comme tu l’appelles, mais on dirait qu’au Senegal y’a plus de journalistes d’investigation oubien ils n’ont pas l’audace ou sont corrompus.
    Depuis que SONKO parle de dette cachée , ses ennemis pour camoufler cela pour que personne ne sache, aucun journaliste na fait un effort pour dire que Sonko a raison y’a une dette cachée. Pourtant un vrai journaliste d’investigation devait pouvoir le faire donner exactement le montant et tout. Mais d’autres contredisent les rapports des corps de contrôles on diraient ces gens ne peuvent pas faire leur boulot. Et comme ils ne peuvent pas démentir, ils sont mécontents mais ne peuvent pas parler

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