Le Sénégal fait face à une actualité chargée ce lundi 15 juin 2026. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est annoncée à Dakar pour de nouvelles discussions sur les perspectives économiques du pays et ses besoins de financement. Selon Sud Quotidien, le gel du programme de 1,8 milliard de dollars avec le FMI, intervenu fin 2024 après la révélation d’un important ‘misreporting’, place le Sénégal à un tournant. Le professeur Thierno Thioune, agrégé d’économie, qualifie la situation d »inédite’, rappelant que la dette publique réévaluée atteint 99,67% du PIB fin 2023, contre 74,41% annoncés précédemment. L’APS rapporte que les discussions devraient se concentrer sur les réformes structurelles nécessaires pour rétablir la confiance. Mais le chemin est semé d’embûches : les obligations d’État du Sénégal ont fortement reculé, les investisseurs redoutant une restructuration de la dette, tandis que l’ancienne Première ministre Aminata Touré prévient que « le remède ne doit pas tuer le malade », posant ses conditions pour un accord avec l’institution. L’économiste Ndongo Samba Sylla va plus loin, critiquant le FMI comme « partie du problème » et acteur politique au service des grandes puissances.
Violences au Parti socialiste
En politique, le Parti socialiste (PS) a été le théâtre d’affrontements violents lors d’une assemblée générale des secrétaires généraux de coordination convoquée par la secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye. Selon Vox Populi, des militants fidèles à la direction et ceux du courant ‘Dundal PS’ se sont livrés à des échanges de jets de pierres, transformant le siège du parti en champ de bataille. La police a dû intervenir avec des grenades lacrymogènes pour mettre fin aux heurts. Les Echos rapporte que la secrétaire générale accuse ouvertement Alioune Ndoye d’être à l’origine des troubles. Des blessés ont été enregistrés et la salle de réunion a été saccagée.
Don de sang : progrès mais déficit persistant
Enfin, à l’occasion de la Journée mondiale du donneur de sang, Le Soleil souligne une hausse de 34% des dons volontaires entre 2020 et 2024. Cependant, le pays reste confronté à un déficit important : avec 136 347 dons enregistrés en 2024, il manque plus de 43 000 poches pour atteindre l’objectif annuel de 180 000 dons nécessaires pour couvrir les besoins des structures sanitaires.

