Microfinance au Sénégal : inclusion en hausse, crédits en souffrance à 7,7 %

La microfinance peut-elle continuer à élargir l’accès aux services financiers tout en maîtrisant ses risques ? Au Sénégal, le secteur a poursuivi sa progression au deuxième trimestre 2026, avec davantage de membres, de clients, de dépôts et de crédits.

Le cumul des membres et des clients a atteint 4 839 301, en hausse de 1,3 % sur un trimestre. Les adhésions ont progressé chez les femmes de 1,4 %, chez les hommes de 1,1 % et chez les personnes morales de 1,8 %. Sur un an, 204 614 comptes supplémentaires ont été ouverts.

Le taux de pénétration s’est établi à 26,5 %, contre 26,2 % trois mois auparavant. L’accès de la population adulte, calculé après ajustement des doublons et des comptes inactifs, a également progressé pour atteindre 20,5 %.

Cette évolution s’accompagne d’une hausse des ressources et du financement. Les dépôts collectés se sont élevés à 641,8 milliards de FCFA, soit 0,2 % de plus qu’au trimestre précédent. Les institutions de microfinance ont accordé 241,1 milliards de FCFA de crédits sur la période, tandis que l’encours total a atteint 887,4 milliards de FCFA.

Les données rapportées par dakar92 font toutefois apparaître une fragilisation des indicateurs prudentiels. Le taux de crédits en souffrance a augmenté de 0,6 point pour atteindre 7,7 %, alors que la norme mentionnée est de 3 %.

Les fonds propres des institutions ont, pour leur part, diminué de 5,8 %, à 242,9 milliards de FCFA. Dans le même temps, leurs emprunts ont progressé de 0,8 %, pour s’établir à 204,5 milliards de FCFA.

Le secteur représente désormais 12,1 % du crédit à l’économie et 5,1 % du PIB. Les dépôts de la microfinance équivalent également à 3,7 % du PIB et à 7,2 % des dépôts bancaires.

À fin décembre 2025, les huit pays de l’UMOA comptaient 4 838 points de service de microfinance.

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