« Le contenu local doit être considéré comme bien davantage qu’une obligation réglementaire », a déclaré Mbagnick Diop à l’ouverture des travaux.
La 25e édition des Assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) s’est ouverte jeudi à Dakar. Les échanges portent sur la transition énergétique, la valorisation des ressources nationales et les changements de la géoéconomie mondiale.
La rencontre réunit des représentants de l’État et du secteur privé, des institutions financières ainsi que des partenaires au développement. Les Assises économiques du MEDS sont placées sous le thème de la transition énergétique mondiale, de la recomposition géopolitique et de la stratégie de souveraineté du Sénégal (Apanews).
Le contenu local au centre de la stratégie
Le président du MEDS souhaite que le contenu local occupe une place centrale dans la politique économique du pays. Il a associé cet enjeu à la valorisation des ressources nationales, à la protection des équilibres économiques et budgétaires et au repositionnement du Sénégal dans la nouvelle géoéconomie mondiale.
Cette politique vise à faire des richesses naturelles un moteur de développement inclusif. L’enjeu est d’autant plus important que l’article 25 de la Constitution sénégalaise consacre l’appartenance des ressources naturelles au peuple. Leur exploitation doit donc bénéficier à l’économie nationale, notamment aux entreprises et aux compétences locales.
Les écarts entre cet objectif et la réalité restent toutefois visibles. La reconstruction de l’école Khary Mbengue à Saint-Louis, un chantier de 450 millions de FCFA, est ainsi passée sous le nez des prestataires locaux. Pour les acteurs du secteur privé, ce type de situation illustre la nécessité de transformer le contenu local en retombées concrètes dans les marchés publics et les chaînes de sous-traitance.
Mbagnick Diop a également présenté cette rencontre comme un espace de réflexion sur les orientations économiques du Sénégal face aux mutations énergétiques et géopolitiques.
La gouvernance du pétrole et du gaz discutée
Dr Khadim Bamba Diagne, secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (COS-PETROGAZ), a insisté sur la nécessité de disposer d’outils adaptés pour gérer et valoriser les ressources naturelles.
La montée en puissance du secteur se traduit aussi par la multiplication des initiatives institutionnelles. L’administration douanière a lancé à Diamniadio la première édition du salon Africa Oil-Gas Expo (AFOGEX), consacrée aux découvertes pétrolières et gazières. Ces espaces doivent notamment permettre de mieux connecter les opérateurs de l’industrie extractive aux entreprises sénégalaises.
Les discussions abordent aussi l’utilisation des revenus issus des hydrocarbures et la prévention d’une dépendance excessive au pétrole et au gaz. Elles portent enfin sur les investissements à orienter vers les secteurs prioritaires et sur la poursuite de la transition écologique.
Le magistrat Moustapha Ka, président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), a déclaré que le Sénégal devait faire du pétrole et du gaz « un véritable levier de développement », sans tomber dans le piège de la dépendance aux hydrocarbures.

CE MBAGNICK DOIT DÉGAGER CA SUFFIT 40 ANS DOYNA BASTA DÉGAGE