Le Sénégal veut bâtir une industrie énergétique durable. C’est ce qu’a déclaré Cheikh Niane, secrétaire général du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, à l’ouverture du Salon international de l’énergie et du pétrole (SIEPA), comme l’écrit APS.
Selon lui, la gouvernance et la valorisation stratégique des ressources restent un défi. Pour le relever, le gouvernement a fait de la transparence un principe directeur, via l’adhésion à l’ITIE et le rôle du COS-PETROGAZ.
Concrètement, des réformes sont en cours pour renforcer l’attractivité du bassin sédimentaire sénégalais et améliorer le cadre contractuel. L’objectif est d’intégrer davantage les entreprises nationales dans la chaîne de valeur pétrolière, gazière et énergétique.
La loi sur le contenu local est un pilier. Elle doit permettre à l’exploitation des hydrocarbures d’irriguer durablement l’économie. Cela passera par le renforcement des compétences et la création d’une industrie locale de services.
Le Sénégal mise sur un mix équilibré. Le gaz naturel renforcera la production électrique, tandis que le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité (OMVS, OMVG) et la biomasse prennent une place croissante. La finalité : un accès universel à une électricité fiable et abordable, une économie compétitive et une trajectoire bas carbone.
Ces projets ouvrent des perspectives en recettes budgétaires, investissements, industrialisation, emplois pour la jeunesse, selon M. Niane. Le Sénégal entend faire de ses ressources un levier de transformation structurelle.