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L’éducation des enfants sénégalais menacée par leurs parents(Par Madior Ly)

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un phénomène qui affectera, négativement, à jamais sur l’avenir de la plupart des enfants sénégalais. Il s’agit de la tendance des jeunes couples à vouloir éduquer leurs enfants avec la langue française.

C’est une chose dangereuse et irrationnelle d’autant plus que d’après plusieurs sociologues on ne peut devenir intelligent et décomplexé qu’a travers notre langue maternelle. Quand je parle de langue maternelle, surtout au Sénégal, je fais souvent allusion au wolof pour une bonne partie des sénégalais et des autres langues plus parlées dans quelques contrées du pays.

Pourquoi parler la langue maîtrisée à son enfant ? Un mot au delà de sa signification basique, c’est tout un processus qui se cache derrière sa signification par exemple si nous prenons le mot wolof « araw » combien de sénégalais savent la signification en français.

Donc si on ne parvient pas à l’expliquer à son enfant comment pourrait-il comprendre l’objectif de ce mouvement de travailler la farine de mil pour aboutir à la bouillie ou au couscous. Et il existe tant de choses dans notre culture qu’on ne pourrait pas expliquer à nos enfants en français, et donc tant de choses qu’on évitera de mentionner et tant de choses qui finiront par disparaître dans le processus d’affirmation de notre senegaleite avant notre africanite.

Ce qui sera un dommage désastreux sur l’éternel rendez-vous des confrontations socioculturelles et économiques, dont il faut être vraiment outille pour ne pas disparaître ou devenir à jamais un spectre mélancolique errant.

Arrêtons de confondre parler la langue française et être bon à l’école. L’intelligence sur la langue française qui permet à l’enfant d’être a l’aise à l’école se forge à travers la lecture, la curiosité intellectuelle. Malheureusement, la majeure partie des parents qui parlent le français, à leurs enfants, n’ont aucun livre chez eux et ne lisent même pas.

Et je me demande dans un continent ou chacun rêve de se départir de la tutelle occidentale comment peut on hypothéquer, à un tel niveau, l’avenir de tout une génération.
A ce rythme mieux vaut redevenir protectorat français que d’aspirer à la création du modèle sénégalais, africain de Samory Touré, El Hadji Omar Tall et de Serigne Touba… sur toutes les dimensions de l’échelle culturelle et cultuelle.

Des sénégalais qui n’ont jamais été éduquées avec la langue française quand ils étaient enfants et pourtant qui enseignent dans les lycées on en ramasse à gogo en France.
L’homme ne peut devenir intelligent, décomplexé qu’en se forgeant dans l’univers de son environnement authentique..
« Le langage du savoir » est la langue la plus parlée au monde et on l’apprend avec la langue maîtrisée…
Par Madior Ly

Education Enfants Sénégalais
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(7) commentaires

Baye Ciss

Véridique contribution Mr Madior..

Vrai

Merci merci

Daaraman

Ndakh Yalla nga wakh ko

Daly Mbengue

Cey man ma waarù cii senegambia.buñu xamoòn bët biñu faarañsé yi di xoolé Kon ñu xamné duñu ñu mësë done tùbab rawwatina faarañsé wanté lisi gënë yéés moo’y doòtùñu doòne òlof wala sérére wala jòlalébu wala

Ababacar Sadikh Seck

D’accord avec vous Mr Madior Ly…
Aux jeunes qui ont la chance : 1- de se marier, et 2- de faire des enfants; qu’ils sachent que l’avenir appartient aux polyglottes.
Donnez la chance à vos enfants de parler une voire deux langues locales (si possible) avant de s’ouvrir aux langues occidentales.
Nous ne sommes pas sans savoir que l’occasion leur sera donné durant leur instruction de parler forcément au delà du français et de l’anglais d’autres langues étrangères (Espagnol, Arabe, Mandarin, Russe, Hindi, et j’en passe…
Savez-vous que chez les Sud-africains, la plupart des gens parlent au moins cinq langues.
Ils parlent à la fois la langue de la mère, du père, des voisins, des amis avant d’apprendre l’Anglais et l’Afrikaans à l’école.
Autrement dit, il arrive à un Sud-africain moyen de parler plus de cinq langues en moyenne entre le Sotho, le Zoulou, le Ndébélé avant l’Anglais et l’Afrikaans.
Et puis, dans un monde où les langues disparaissent plus vite que jamais – au rythme actuel d’un idiome tous les quinze jours, la moitié de nos langues n’existeront plus d’ici à la fin du siècle –, que se passera-t-il si la diversité actuelle se perd et si la plupart d’entre nous ne parlent plus qu’une seule langue ?
Aidez nos enfants à parler nos langues maternelles, à réfléchir avec pour ne pas risquer d’etre sans voix lorsque cette question leur sera posée : Parlez-vous polyglotte ?
Ayons à l’esprit que demain leur appartient et que demain se prépare dès aujourd’hui… Merci !!!

Malick Diallo

Si toutes foi que nis autortes ne sont pas eduquer cest normarle que les enfants suivent chacun doit prender sa responsablite ce pays la est pourie nous avons perdu nos valeurs un etat bien organiser devrais sy mettre mes cest domage chacun vherche sont ninteret cest le sauve wui peux les riche toujour riche les pauvres toujour pauvres voila le senegal

Issakha Ba

La bourde du siècle
C’est en pleurant un de ses fils que la république
Reçoit un coup de fusil. Sa dame justice vient d’être anéantie par certains fils ignorants. Nous constatons l’immobilisme de l’État. Ce dernier s’identifie aux forces de l’ordre dans un film de fiction. Qu’aurions nous dit si c’est un enseignant montre à ses élèves comment fumer l’herbe qui tue.
Somme nous condamnés à suivre un capitaine anéantie par les siens….

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