Près de trois ans après avoir porté Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko à la tête de l’État, le Sénégal constate un décalage entre le discours de rupture et la réalité du quotidien. Dans une analyse, Senegal7 relève que la martingale du « Jub, Jubal, Jubbanti » ressemble à s’y méprendre à celle de l’ancien régime.
La découverte d’une dette cachée et la mention de mille milliards de francs CFA prétendument volatilisés servent, selon cette analyse, à expliquer pourquoi les caisses restent vides. Chaque année apporte son nouveau chiffre astronomique et son nouveau bouc émissaire, sans que la situation des Sénégalais ne s’améliore.
Pendant ce temps, le programme Kiiraay, lancé officiellement en juillet 2026 par le chef de l’État qui le qualifiait de « parti majoritaire », se déploie avec une communication intense. Mais le lancement de Kiiraay, avec ses promesses non tenues, contraste avec la cherté de la vie sur les étals du marché Sandaga. Ousmane Sonko, lors d’un rassemblement à Touba, raillait ses détracteurs en wolof tout en affirmant que Pastef ne puisait pas dans les fonds publics.
Face à ce bilan mitigé, le Pastef, devenu parti-État, presse ses propres dirigeants d’aller aux élections locales. Un signe que la confiance n’est pas totale dans les résultats obtenus. Diomaye Faye et Ousmane Sonko, autrefois unis dans l’adversité, semblent désormais élaborer leurs stratégies séparément pour le scrutin à venir.
Younoussa Mballo, ingénieur agronome et membre fondateur de KIRRAYE, multiplie de son côté les rencontres dans le Fouladou pour structurer l’implantation du parti.
